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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

RETROSPECTIVES


Publié le 17/08/2018 à 19:21:38
AFRIQUE/ POLITIQUE : opinions, délits d’opinion et prisonniers politiques (cette Afrique francophone qui va si mal…)




« Le président Ouattara face à la nation/ « 800 prisonniers amnistiés et libérés dont Simone Gbagbo, Lida Kouassi, Assoa Adou et Soul To Soul » : Comme attendu, le chef de l’Etat a signé ce lundi 6 août 2018, une ordonnance  portant amnistie de près de 800 personnes ayant commis des infractions liées à la crise postélectorale de 2010 et après la prestation de son serment le 21 mai 2011. Au nombre des personnes amnistiées se trouvent plusieurs grandes figures de l’opposition ivoirienne, à savoir, Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo, les ministres Lida Kouassi et Assoa Adou du FPI et enfin, le chef de protocole de Guillaume Soro, Soul To soul. »

  

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1 - Togo/ Politique : Que veulent les Togolais, que peut la CEDEAO pour endiguer la crise et ses rechutes mortelles au Togo ?

 

« Ce qui vaut la peine d’être fait, vaut la peine d’être bien fait ». Dans sa Correspondance, Nicolas POUSSIN nous apprend que s’il faut faire le bien, il faut avoir l’intelligence et se donner les moyens de bien le faire. Quand les problèmes sont bien analysés et que les équations posées pour les résoudre sont connues, il n’y a que l’engagement ferme et le sens de responsabilité qui participent de la logique pour trouver des réponses judicieuses absolument nécessaires à ouvrir les horizons les plus prometteurs.

 

Nous n’avons pas le droit de mourir de nos remèdes parce que nous connaissons les effets pernicieux des traitements partiels et parcellaires de nos maladies démocratiques et leurs aggravations ravageuses. C’est pourquoi la proportion des moyens pour garantir la non rechute doit être à la hauteur de l’efficacité de l’ « acte médical ».

Nous ne devons pas perdre de vue les vingt-huit ans de combat pour l’alternance politique au Togo avec les épisodes continus de terrorismes d’Etat, ses crimes pluriels-la Lagune de Bè, Fréau jardin, l’attaque de la primature, l’attentat de Soudou, l’exode en vagues successives de nos jeunes, nos exilés, nos morts, nos handicapés a vie, les massacres d’avril 2005 et ceux du dernier rebond de l’insurrection de la conscience citoyenne à partir du 19 aout 2017-Nous escamotons à dessein les détails et les relevés criminels de la répression fauve d’un régime dont les Togolais, fort exaspérés, ne sont plus disposés à se leurrer sur ses gages de parjure pour lui accorder une prolongation.

 

La somme de nos morts dépasse de loin le bilan de tous ceux qui ont connu la guerre civile dans la sous-région-Liberia, Sierra-Léone, Côte d’Ivoire-et même ceux qui connaissent le terrorisme islamique-Niger, Nigeria, Tchad, Mali, Burkina-Faso. La densité de notre population, comparée à tous ces pays et au nombre des disparus, illustre l’étendue du désastre humain, économique, culturel, social, environnemental-La guerre civile en Côte d’Ivoire a fait trois mille morts sur vingt-quatre millions d’habitants. Le régime a massacré sur cinq millions de Togolais en 2005, huit cent onze togolais aux mains nues, selon l’identification de la CNDH et cinq cent selon les enquêtes onusiennes sans dénombrer tous ceux qui sont tués après avril 2005.

 

La question de l’alternance politique au Togo n’est-elle pas le vrai brasier où des vies se consument encore dans la sous-région par la répression sauvage ?

Si nous n’avons jamais été aussi solidaires sur le plan national jusqu’aux confins de la diaspora pour exiger dans nos revendications fumantes, « Faure must go », pouvons-nous nous laisser abuser par une solution à la CEDEAO ?


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1) Togo, un Etat de morbidité mensongère et crime

Le goût du crime chemine toujours avec le mensonge permanent, le parjure, le simulacre et le faux. Cette concomitance est toute l’histoire d’une dynastie, enracinée dans la transgression autoritaire, dans le déni, qui ne voit pas passer le temps dans des mutations où prennent le pouvoir les peuples dans leurs légitimes aspirations.

 

Le régime de Faure s’est déconstruit dans l’aveuglement de ses méthodes qui ne correspondent plus à une ère de grandes transitions démocratiques. Il a végété dans des habitudes vieillies qui n’ont de réussite qu’à irriter un peuple exaspéré, lucide qui se projette sur un avenir clair, le rêve d’une liberté et d’une souveraineté à décider du vivre-ensemble.

 

L’insurrection de la conscience nationale contre l’ordre du mensonge, du crime, du déni, du viol et du vol dénote dans son ampleur nationale, une accumulation de manques, de frustrations et d’exclusions dans les choix de la gouvernance. La force brute, toujours dans son déploiement massif de contrainte ne donne aucun gage de sérénité et de paix

 

La puissance politique ne se trouve pas dans une démultiplication des camps militaires et garnisons pour un étouffement des réclamations populaires, surtout à une époque autre en ses mœurs. La ruse politique peut emmener les dictatures les plus féroces à décréter une ouverture par le tintamarre de dialogue. Mais si les conclusions de ses assises sont certifiées comme des profits pour gagner du temps, cette absence de courage politique pour résoudre les vrais problèmes qui sollicitent une action urgente et décisive met un levain à l’implosion sociale

 

De l’Accord politique Global (APG) à la Commission Vérité-justice et Réconciliation, le châssis des conclusions est renvoyé au conservatoire de la duperie politique pour créer un boulevard à l’éternité d’un règne sans aucune perspicacité d’approche sur l’esprit que prévaut à l’échelle du peuple togolais. Les sondages Afro-baromètre évaluent la proportion de la Volonté populaire à 82% dans l’opinion nationale et à 53% dans les rangs du Rpt/Unir ceux qui veulent l’alternance

 

Aucun mensonge, aucun crime, aucune guerre contre le peuple togolais n’est en mesure de mettre frein ou de geler l’expression populaire et le combat national pour l’alternance et le changement de la gouvernance.

 

Eyadema avait juré devant CHIRAC sur son supposé honneur militaire qu’il renonçait à se présenter à une présidentielle au Togo. Son fils l’a suivi en promettant un service de propreté à la CEDEAO dans une durée de cinq ans pour une alternance proprement démocratique. Comme son père, il tient à mourir au pouvoir. Il est à son troisième mandat en tenant mordicus à une remise du compteur à zéro après tous ses crimes de masse, économiques jamais connus au Togo

 

La CEDEAO est si redevable au peuple du Togo pour avoir naïvement soutenu l’impensé et l’impensable d’une dynastie naissante dont notre pays n’en voulait pas. Elle a aligné des cimetières inconnus et connus et s’extasie d’une suffisance à refuser les ordres de libération des prisonniers politiques intimés à elle par la CEDEAO dans le cadre de sa médiation pour un meilleur état d’esprit à la table ronde. La dimension cynique du « Timoniertricule » se porte aujourd’hui sur l’Organisation sous-régionale, défiée crânement par un monstre qu’elle a elle-même fabriqué, engendré, robotisé contre notre peuple.

 

L’expérience que nous faisons tous du fils du père sur le plan national, sous-régional, international ne souffre plus d’illusion. Nous avons, en tant que peuple, tiré notre conclusion; notre sentence est implacable. Il appartient à la CEDEAO de ne plus se mettre à dos nos populations qui continuent de démontrer sur l’échiquier national et dans la diaspora, un rejet plantureux d’une dynastie imbue d’elle-même, aux crimes et aux délits intolérables contre son propre peuple.

 

L’unicité d’action des togolais dans l’insurrection de la conscience nationale ne saurait être déconsidérée dans la prise de position de la CEDEAO sur le règlement de la crise. Car: « Il n’y a point de petits événementspour les nations et les souverains ; ce sont eux qui gouvernent leur destinée » nous apprend NAPOLEON 1er cité par Las Casas dans le Mémorial de Sainte-Hélène.

 

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2) Devoir de se mettre à l’écoute des Togolais

Nous savons mieux que quiconque ce que nous voulons pour notre pays. L’échéance démocratique a été fortement retardée par une intrusion maladroite de la CEDEAO en 2005, pendant que le président de la commission de l’Union africaine, Alpha Omar KONARE s’alignait sur l’expression populaire. L’histoire lui donne amplement raison en ce que le soutien à toute dictature, à l’effraction institutionnelle déverse des suites funestes sur l’évolution des peuples.

 

En treize ans d’héritage dynastique, nous comptons des infanticides, des handicapés à vie, toujours des exilés, des embastillés, des crimes de masse, des crimes économiques. C’est pourquoi, il ne serait pas du tout judicieux et décent que la CEDEAO ne veuille pas écouter ce que nous entendons échafauder comme la meilleure approche de solution pour résoudre définitivement l’exception togolaise qui n’honore en rien la Communauté sous-régionale.

 

La conscience citoyenne est si virile dans notre pays et dans la diaspora que les ébauches claires des solutions viennent de la réflexion de nos concitoyens qu’ils soient de la société civile, du clergé, des partis politiques en Coalition, et au confluent des diverses propositions, la transition apparaît comme le pôle des assentiments que la CEDEAO ne saurait négliger. Sous la transition politique, toutes les réformes institutionnelles, constitutionnelles et électorales connaîtront une réalisation propre pour relancer une ouverture démocratique, équitable et non contestable avec des consultations électorales.

 

Celui qui a été protégé abusivement par la CEDEAO et contre qui l’insurrection populaire s’érige et se densifie doit être prié de respecter l’expression légitime de ce peuple qui demande qu’il ne se représente plus à la présidentielle pour un quatrième mandat. Il n’a été que le champion de la rapine électorale étayée par les forces de la barbarie à trois reprises.

 

Il n’y a pas de prouesses à susciter la révolte d’un peuple ou une insurrection des populations. Nous sommes à une époque où les peuples sont les plus écoutés que les tyrans. Nous voulons des leaders de la CEDEAO un suivi objectifs tant exprimés par les émanations diverses de la dynamique sociale de notre pays sur la question démocratique et de l’alternance politique.

 

La sécurisation des organes de la transition est le principal défi que la CEDEAO doit être capable de relever pour sa propre crédibilité et pour apaiser le peuple du Togo dont l’âme a déjà explosé à l’autel de l’alternance politique et sur les rêves d’un nouvel ordre de la gouvernance. Nous avons soif d’une protection des forces militaires de la CEDEAO pour nous mettre à l’abri des fossoyeurs impénitents de la liberté des peuples et de la démocratie au regard de l’expérience passée et de l’histoire des « forces incontrôlées » que l’autorité centrale à l’habitude d’indexer comme les forces du mal dans son propre camp.

 

Les leaders de la CEDEAO ne peuvent pas vouloir pour eux-mêmes et pour leurs pays respectifs la liberté, la justice, le respect des Droits humains l’alternance sans le vouloir pour les Togolais qui ont déjà fait le grand chemin sur l’alternance politique avec un schéma claire qui ne demande qu’à être accompagné par la force et la puissance communautaire.

 

By admin - 20 juillet 2018/

 

https://togosite.com/2018/07/togo-que-veulent-les-togolais-que-peut-la-cedeao-pour-endiguer-la-crise-et-ses-rechutes-mortelles-au-togo/


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 (Image d'illustration)

2 - CONTRIBUTION DE LA SOCIETE CIVILE POUR UNE SORTIE PACIFIQUE DE CRISE

 

Sommaire

Préambule

I – Contexte socio-politique de la crise togolaise

II- Sortie de la crise togolaise : Accord politique et Transition

1.      Un accord politique : retrouver les fondamentaux de la Constitution de 1992

2.      Une période de rupture : la transition

      A- Nature, durée et missions de la transition

      B- Les organes de la transition

Dispositions en cas de blocage

 

Préambule

« Vivre avec et pour les autres dans des institutions justes ». Telle est la finalité de la politique. (Paul Ricœur).

Nous, citoyens togolais à titre individuel ou réunis dans des organisations de la société civile,

Nous, citoyens togolais de différentes confessions religieuses : catholique, évangélique presbytérien, méthodiste et de toutes les confessions chrétiennes du Togo, musulmans et adeptes de la religion traditionnelle,

 

Nous, citoyens togolais vivant à l’étranger à titre individuel ou appartenant à des organisations de la diaspora, réunis, comme forces vives de la Nation Togolaise, à Lomé le 15 juin 2018 et après analyses et délibérations, élaborons cette proposition de sortie de crise que nous destinons au Gouvernement du Togo, aux partis politiques au Togo, à la CEDEAO, à l’Union Africaine, à toutes les organisations régionales et internationales ainsi qu’aux différents partenaires du Togo.

 

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I – Contexte socio-politique de la crise togolaise

La prise en compte de l’histoire du Togo révèle que l’assassinat du premier président du Togo le 13 janvier 1963 a introduit un désordre politique, moral et juridique, source des crises qui se sont succédées jusqu’à nos jours et qui ont entrainé une perte de légitimité des institutions de la République. Repenser les institutions pour mieux vivre ensemble, voilà le fondement de la question des réformes constitutionnelles et institutionnelles. Cette question des réformes révèle en effet le désir de changement des citoyens togolais qui vivent dans la misère et la déliquescence des services publics essentiels. Repenser les institutions pour qu’elles jouent enfin leurs rôles est devenu indispensable pour le Togo, membre de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de la Francophonie qui ont mis l’accent sur la démocratie, la bonne gouvernance et l’alternance comme des éléments constitutifs de leur espace. Pour sortir donc de la crise politique togolaise, il faut une volonté politique et celle-ci passe par deux actes :

   ➢ Un accord politique entre le pouvoir et l’opposition incarnée actuellement par la Coalition des 14 partis politiques.

   ➢ Une période de rupture: la transition.

 

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II- Sortie de la crise togolaise : Accord politique et Transition

Comme préalable à la mise en œuvre de ces deux actes et dans un esprit de stabilité, de réconciliation et d’apaisement, il faut libérer tous les prisonniers politiques et d’opinion, mettre fin au régime de répression et procéder à la levée de l’état de siège de fait que subissent les différentes villes du Togo.

 

1.      Un accord politique : retrouver les fondamentaux de la Constitution de 1992

                        A- Un accord politique

Un accord politique doit être signé entre le pouvoir et l’opposition représentée par la Coalition des 14 partis. Cet accord qui doit permettre de retrouver les fondamentaux1 de la Constitution de 1992, doit prévaloir durant toute la transition et doit être la référence pour tous les acteurs, les organes et tous les citoyens togolais durant la transition. Tous les actes posés par les organes et acteurs de la transition doivent se faire dans le strict respect de l’esprit de l’accord politique. Cet accord doit déterminer, de façon consensuelle, la personne qui doit diriger la transition et prendre en compte le vote de la diaspora.

                        B- Un accord politique sous l’égide de la CEDEAO

En tenant compte du passé, il faut que cet accord soit conclus et signé sous l’égide de la CEDEAO qui sera chargée de veiller à son exécution par tous les organes, jusqu’à la fin de la transition. La CEDEAO doit veiller à protéger la transition et ses organes contre toutes menaces intérieures et extérieures et s’assurer du bon déroulement des élections. A cet effet, il faut mettre en place une force d’interposition six mois avant et après les élections. La sécurité, la paix au Togo et dans la sous-région sont à cette condition.

 

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2.      Une période de rupture : la transition

                              A- Nature, durée et missions de la transition

·         Nature de la transition

La transition constitue une étape de rupture et de réconciliation. Elle doit marquer la fin des turbulences socio-politiques générées par la mal gouvernance et ouvrir la voie à une ère caractérisée par plus de liberté, de démocratie et de responsabilité. Elle n’est dirigée contre personne. Dans ce sens elle ne doit pas être considérée comme une sanction et elle ne doit pas être une occasion de chasse aux sorcières. Elle doit poser au contraire de nouvelles bases pour un mieux-être ensemble.

·         Durée de la transition : elle ne doit pas dépasser 24 mois.

·         Principales missions de la transition

1 Les conditions d’éligibilité du Président de la République, la limitation de mandat, le mode de scrutin uninominal à deux tours.

Les prérogatives et le mode désignation du premier ministre. La recomposition de la cour constitutionnelle.

                   Opérer les réformes constitutionnelles

   Il s’agit pour les organes de la transition de mettre en œuvre ces dispositions constitutionnelles retenues comme fondamentales :

   ✓Les conditions d’éligibilité du Président de la République.

   ✓ La limitation de mandat avec la mention « en aucun cas… ».

   ✓ Le mode de scrutin uninominal à deux tours pour l’élection du Président de la

     République.

   ✓ Les prérogatives et le mode de désignation du Premier Ministre.

   ✓ La recomposition de la Cour Constitutionnelle.

 

                   Opérer les réformes institutionnelles

Les réformes institutionnelles concernent plusieurs institutions qui doivent être repensées dans leurs attributions, leur fonctionnement et leur composition :

   ✓   La Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI)

   ✓   La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de de la Communication (HAAC)

   ✓   La Cour des comptes

   ✓   Le médiateur de la République

 

                   L’institution militaire

On doit veiller à ne pas déstructurer l’armée par une velléité de restructuration précipitée. Elle doit en revanche bénéficier d’une définition claire de ses missions, de moyens adaptés pour faire face aux menaces nouvelles, de formations adéquates pour le renforcement des capacités et d’un recrutement progressif pour étoffer son effectif.

Elle sera tenue au respect strict des Organes et des Institutions de la transition et ne doit pas s’immiscer dans le débat politique.

 

                   Opérer les réformes électorales

   ✓   Revoir le cadre électoral

   ✓   Revoir le code électoral

   ✓   Revoir le fichier électoral

   ✓   Revoir le découpage électoral

   ✓   Finaliser le processus de décentralisation.

 

                   Organiser les prochaines élections locales, législatives et présidentielles.

 

                   Renforcer l’institution judiciaire

L’institution judiciaire doit jouer son rôle régalien et il faut la renforcer dans ses compétences judiciaire et administrative.

 

                   Assurer la gestion administrative du pays.

 

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                    B- Les organes de la transition

1.      Le Président de la transition, Chef de l’Etat

Il jouera les rôles définis par la Constitution de 1992 dans sa version originelle et il est le  président reconnu par tous à l’issue de l’accord politique. Il doit être une personne compétente reconnue pour son intégrité et sa probité morale. Il ne doit pas se représenter aux élections organisées par la transition.

 

2.      Le Premier Ministre et le Gouvernement de la transition

Il est le chef du gouvernement de la transition. Il est chargé de mettre en œuvre le cahier de charges issu de l’accord politique. Il jouit des prérogatives de la Constitution de 1992 dans sa version originelle. Il doit être désigné par la Coalition et nommé par le Président. Il doit être une personne compétente reconnue pour son intégrité et sa probité morale.

Les membres du gouvernement sont des personnes compétentes reconnues pour leur intégrité et leur probité morale.

Le premier ministre et les membres du gouvernement ne pourront pas se présenter aux élections présidentielles et législatives organisées par la transition.

 

3.      L’Assemblée Nationale

L’Assemblée Nationale actuelle poursuivra son mandat jusqu’aux prochaines élections législatives mais dans le respect de l’esprit de l’accord politique. Aucun acte du Gouvernement entrant dans le cadre de ses missions ne pourra faire l’objet d’une motion de censure.

 

Dispositions en cas de blocage

En cas de blocage dans le fonctionnement de la transition, les parties prenantes de la crise peuvent faire recours à la CEDEAO comme garant de droit de l’accord. Le peuple souverain restera en éveil et prendra ses responsabilités en cas de non-respect de l’accord.

 

« Retrouver un nouveau départ pour vivre ensemble dans la justice et la paix est l’objectif de cette proposition… »

  

Par le Forum des Forces Vives du Togo/ Lomé, 15 juin 2018

 

https://beninwebtv.com/2018/06/togo-ce-qui-pourrait-sortir-le-pays-de-la-crise/


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3 - Le président Ouattara face à la nation : « 800 prisonniers amnistiés et libérés dont Simone Gbagbo, Lida Kouassi, Assoa Adou et Soul To Soul »

 

Comme attendu, le chef de l’Etat a signé ce lundi 6 août 2018, une ordonnance  portant amnistie de près de 800 personnes ayant commis des infractions liées à la crise postélectorale de 2010 et après la prestation de son serment le 21 mai 2011. Au nombre des personnes amnistiées se trouvent plusieurs grandes figures de l’opposition ivoirienne, à savoir, Simone Gbagbo, l’épouse de l’ex président ivoirien, Laurent Gbagbo, les ministres Lida Kouassi et Assoa Adou du FPI et enfin, le chef de protocole de Guillaume Soro, Soul To soul.

 

« Les 60 militaires ayant commis des crimes de sang ne sont pas concernés » a précisé Alassane Ouattara. Notons que Parmi les 800 prisonniers qui recouvriront définitivement la liberté dès les prochains jours, 500 sont déjà en liberté provisoire ou en exil. Concernant la commission électorale indépendante (CEI), le chef de l’Etat a dit qu’elle sera réexaminée afin de garantir la paix et la stabilité lors des prochaines élections présidentielles. Il est une fois de plus revenu sur sa volonté de passer le pouvoir à une nouvelle génération. « N’ayons pas peur de passer le témoin » a-t-il dit.


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Placée cette année sous le signe d’un nouveau départ, d’une nouvelle chance pour faire grandir la Côte d’Ivoire, la célébration de la fête nationale aura lieu demain mardi 7 août 2018 dans un format inhabituel depuis 38 ans. Autrefois célébrée au Palais présidentiel, c’est le boulevard Giscard D’Estain (VGE) qui servira d’attraction demain jour de commémoration de la fête de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.

 

Posté par Philippe Kouhon/ 06/08/2018/ www.afrikipresse.fr

 

http://www.afrikipresse.fr/politique/le-president-ouattara-face-a-la-nation-800-prisonniers-amnisties-et-liberes-dont-simon-gbagbo-lida-kouassi-assoa-adou-et-soul-to-soul


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4 - La face sombre de la Côte d’Ivoire

 

Deux cent prisonniers politiques sont embastillés en Côte d’Ivoire. Ce qui, pour  l’universitaire Michel Galy, spécialiste de l’Afrique de l’Ouest, dessine une situation tendue dans la Cote d’Ivoire du président Ouattara.

Fils de l’ancien président ivoirien et professeur de criminologie au campus  de Cocody, Michel Gbagbo a subi, comme beaucoup de proches de l’ancien régime, des lourdes conditions de détention. Privé aujourd’hui de voyages à l’étranger, le fils Gbagbo a eu le temps d’animer la commission du « Front Populaire ivoirien » consacrée aux prisonniers politiques, de récolter des fonds pour les secourir et enfin les visiter. Ils sont aujourd’hui 197 prisonniers sous mandat de dépôt . Une petite moitié est jugée. Le reste connait l’arbitraire de longues détentions sans jugement.

 

Une grande partie est incarcérée a la MACA, la maison d’arrêt d’Abidjan qui connait comme de nombreuses prisons en Afrique, des conditions de vie effroyables. Militaires et civils, anciens dignitaires et anonymes, les prisonniers politiques sont tous jugés comme « pro-Gbagbo ». Il s’agit de « délit d’opinion », selon les normes européennes, ou de « délit de patronyme », comme pour Ehivet Simon Pierre, le frère de Simone Gbagbo incarcéré après un article paru dans le quotidien français « Libération ».

 

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_ Rattrapage ethnique

Autant de victimes de pouvoir face aux privilégiés du « système des dépouilles » instauré par le président Alassane Ouattara, depuis son arrivée au pouvoir, qui réserve la plupart des postes aux représentants de son ethnie. Ce sont ceux du grand Nord, les Malinké, qui sont ainsi promus.

Le péché originel date de mars 2011, lorsque les Wês de l’Ouest de la Cote d’Ivoire ont été victimes de massacres de masse. Un millier d’entre eux ont été exterminés en trois jours par l’armée d’Alassane Ouattara descendant du Nord du pays pour conquérir la capitale Abidjan.


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_ Tortures et mauvais traitements

La situation déplorable des prisons et une alimentation chiche ou avariée provoquent de nombreux cas de maladie, la dysenterie notamment. L’absence de médicaments et parfois le refus de soins peuvent avoir des conséquences dramatiques. Ainsi l’ancien ministre Danon Djédjé, suite à une crise cardiaque à la prison de Toumodi, a eu la vie sauve par un transfert rapide à l’Institut de cardiologie d’Abidjan. Mais les trois agents d’encadrement qui étaient de service cette nuit là et ont permis l’arrivée des secours ont été sanctionnés pour « faute lourde » !

 

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_ Hamed Bakayogo, le sécurocrate

Si les centres de mauvais traitements sont moins fréquentés, le ministre de l’intérieur, Hamed Bakayogo, le sécurocrate en chef du régime reçu avec tous les honneurs à Paris aussi bien par Manuel Valls que par Nicolas Sarkozy, veille sans tendresse particulière sur les opposants.C’est lui qui a imposé des mauvais traitements à l’ancien ministre et leader populiste Charles Blé Goudé. Les images terribles de sa détention où il dormait à même le sol dans un état de dégradation manifeste, ont indigné l’opinion publique africaine et obligé le régime à le transférer rapidement à la CPI de La Haye- Ce qui lui a probablement sauvé la vie.

 

C’est Hamed Bakayogo, toujours lui qui maintient sous lettre de cachet et en toute illégalité, le leader des « Indignés de Cote d’Ivoire », Samba David : « Il a voulu me tenir tête. Tant que je serai là, il restera en prison »(sic) ! Passablement amoché par trois mois entre les mains de la Dst, Samba David qui a été condamné en 2015 à six mois de prison se trouve encore encore incarcéré aujourd’hui pour avoir organisé une manifestation contre la vie chère.

 

La prochaine visite d’Emmanuel Macron à Abidjan au printemps prochain sera-t-elle l’occasion d’une libération des prisonniers politiques ? Espérons le !

 

Par Michel Galy/ 9 février 2018

 

https://mondafrique.com/michel-gely-face-noire-de-cote-divoire/


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5 - Côte d'Ivoire/ LIDA Kouassi: « Chaque population ivoirienne doit avoir comme représentants ses propres fils et filles à l'Assemblée nationale » (1)*

 

A la faveur de la visite que lui a faite le Député KKB après sa sortie de prison, l'ancien Ministre d'État LIDA Kouassi Moïse a asséné ses vérités au régime en place. Dans un discours peu ordinaire dont nous vous en proposons un extrait, le Patron des DIDA, exprime son mécontentement quant à la géopolitique du gouvernement et du traitement à lui infligé.

 

Lida Kouassi ( Vice Président du FPI ) : "Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’Assemblée Nationale s’appelle Adama Bictogo, que celui qui parle au nom des Agni d’Aboisso s’appelle Sylla et que celui qui parle au nom des Dida de Lakota s’appelle Kouyaté Abdoulaye. Après avoir servi la nation pendant 16 ans à l’ Université et enseigné de haut cadres de la nation, après avoir été un an conseiller du Président Guéï, après avoir été Ministre d’Etat, après avoir été 10 ans député à l’Assemblé Nationale, je ne peux pas accepter de vivre, dans une carcasse de maison calcinée à Lakota alors que celui même qui a été au commande de ces faits s’est bâti un quartier à Lakota.


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(Le peuple Abbey, au sud de la Côte d'Ivoire, a également fait l'objet de déportations importantes et répétées pour actes et faits de rebellions contre le colonisateur blanc. Il est donc bien présent dans la lutte d'émancipation sociale et politique en Afrique. Aujourd'hui, des décennies après ces faits, de plus en plus de hauts responsables africains revendiquent leurs origines Abbey. Et c'est avec étonnement et fierté que la grande région de l'Agnéby-Tiassa redécouvre ses filles et fils, hors des frontières nationales).   


Moi je suis assis dans les cendres de ma maison et lui, il a tout un quartier à Lakota et il s’appelle Kouyaté. On ne peut pas l’accepter. Il y a eu tous ces actes et à qui incombe la réparation? Je n’ai pas de véhicule, je ne peux pas me déplacer en bus...

D’abord, Ouattara se réclame d’un illustre Homme, il se réclame du Président Houphouët-Boigny, le père fondateur. Je ne comprends pas pourquoi des personnes sont parachutées dans certaines localités pour être des élus de la nation alors que le Président Houphouët-Boigny nous a appris la géopolitique.

 

Je ne peux pas comprendre, c’est personnel. Le PDCI-RDA nous a dirigé pendant 42 ans, à Lakota, chaque fois que le PDCI-RDA voulait un candidat, pour le représenter et représenter le peuple Dida à l’Assemblée Nationale que nous appelons en science politique la représentation nationale, il trouvait un Dida pour être le candidat du PDCI-RDA, un Dida militant du PDCI-RDA, candidat du PDCI-RDA pour aller parler au nom des Dida à l’Assemblée Nationale.

 

Si on est Houphouëtiste on doit s’inspirer de cela. Je trouve inadmissible que celui qui parle au nom des Abbey à l’Assemblée Nationale s’appelle Adama Bictogo, que celui qui parle au nom des Agni d’Aboisso s’appelle Sylla et que celui qui parle au nom des Dida de Lakota s’appelle Kouyaté Abdoulaye..."

 

Publié le Mercredi 15 Août 2018/ Par APA/

 

https://www.ivoirebusiness.net/articles/cote-divoire-lida-kouassi-chaque-population-ivoirienne-doit-avoir-comme-representants-ses


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1* - « Chaque population ivoirienne doit avoir comme représentants ses propres fils et filles à l'Assemblée nationale »/ M. LIDA Kouassi (ancien ministre)

 

Mon point de vue sur cette déclaration est que le RDR semble se conformer à une règle démocratique élémentaire : le meilleur candidat est toujours celui qui peut effectivement gagner des élections. A Agboville, les votants sont majoritairement Abbey et ce sont ces mêmes Abbey qui ont choisi M. Bictogo, contre des candidats Abbey rejetés.

 

M. LIDA Kouassi (ancien ministre) sera plus crédible, s’il cherche à comprendre les réelles raisons qui expliquent les triomphes électoraux des non Abbey, dans des localités qui ne sont pas leurs régions d’origine. Au titre des motifs explicatifs de ces victoires électorales du RDR par des non autochtones, il faut citer :

- la division des populations et des partis politiques sur les candidats (division interne du FPI ou du PDCI-RDA ; absence de consensus des grands partis sur des candidats ; division des populations s’accordant par dépit sur des non autochtones) ;

- la faiblesse des moyens (politiques, financiers et sociaux) mis en œuvre par rapport au RDR, etc.

 

La trame centrale de la force du RDR réside sur sa relative cohésion, sur l’importance des moyens déployés et sur le choix d’excellents candidats (Dioula ou pas) ; le PDCI-RDA et le FPI se fragilisant sur ces mêmes réalités.


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Cette division et cette mésentente ont toujours poursuivi ces grands partis politiques ivoiriens. Les choses n’ont pas encore changé. Car le FPI est aujourd’hui divisé en deux grands courants antagonistes. Concernant le FPI rassemblé, M. Lida a-t-il cru bon de tenter un rapprochement entre M. Sangaré et M. Affi depuis sa sortie de prison ?

Le RDR sera contraint de faire sa mue s’il découvre que sa stratégie traditionnelle n’est plus payante…

 

Simple point de vue, la Rédaction (www.paixetdeveloppement.com/), David N’DJA Boka, fils d’Agboville.

 

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6 - RD Congo : l’amnistie des 33 prisonniers, véritable « mesure de décrispation » ?

 

Outre la libération conditionnelle de Huit Mulongo, les autorités congolaises ont amnistié 33 autres prisonniers, jeudi 22 février. Une opération présentée par Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord, comme l’application concrète des dispositions de l’accord de la Saint Sylvestre, suscitant l’indignation du Comité des familles des prisonniers politiques.

 

Sur Twitter, l’ancien opposant Joseph Olenghankoy, devenu président du Conseil national de suivi de l’accord, s’est félicité jeudi 22 février de la libération de plus de 30 personnes « en application des mesures de décrispation inscrites dans l’accord de la Saint-Sylvestre ». « Nous remercions tous les services publics, qui se sont associés à l’exécution de l’arrêté ministériel », poursuit-il.

 

Une déclaration en écho à deux arrêtés signés le même jour par le ministre de la Justice Alexis Thambwe-Mwamba, qui actaient la libération conditionnelle de Huit Mulongo (un proche de Moïse Katumbi) et l’amnistie de 33 autres personnes pour « faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques ».

 

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_ D’anciens miliciens de Gédéon Kyungu ?

Des noms inconnus du grand public, qui laissent sceptique le Comité des familles des prisonniers politiques, une organisation représentant 37 familles. « D’après nos renseignements, qui sont fiables, il s’agit tous d’anciens miliciens affiliés à Gédéon Kyungu », déclare à Jeune Afrique Patricia Diomi, membre du comité et épouse du célèbre opposant Eugène Diomi Ndongala, en prison depuis 2013.

« Il y en a pêle-mêle», déclare avec une certaine ambiguïté, Joseph Olenghankoy, avant d’insister sur le fait qu’« il y a aussi des professeurs d’université, des gens de grande valeur », dont « certains ont fait 10 ans de prison, sans avoir été jugés ».

 

Chef de milice, Gédéon Kyungu avait terrorisé pendant plusieurs années le « triangle de la mort » – Mitwaba, Manono, Pweto – dans la province du Katanga. Condamné à perpétuité pour « crimes contre l’humanité », il a réussi à s’évader de prison en 2001, avant de finalement se rendre aux autorités en octobre 2016 vêtu d’habits à la gloire du président Kabila. Un profil a priori bien éloigné des dispositions de l’accord de la Saint-Sylvestre.


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_ Encore du pain sur la planche

Au volet « décrispation politique » de l’accord du 31 décembre 2016, ses signataires avaient notamment salué « la mise sur pied effective d’une Commission de Hauts Magistrats pour un examen minutieux, au cas par cas, des dossiers des prisonniers politiques et d’opinions, des bénéficiaires de la dernière loi d’amnistie, mais qui ne sont pas encore libérés, des exilés et réfugiés politiques ».

 

Quatorze mois plus tard, il semble que la commission en question ait encore beaucoup de pain sur la planche. À en croire l’Association congolaise d’accès à la justice (Acaj), la RDC comptait au 31 janvier 2018 très exactement 454 prisonniers politiques et d’opinion – en tenant compte des personnes exilées et de la libération conditionnelle de Huit Mulongo. Parmi eux, 181 peuvent prétendre à la loi d’amnistie votée en 2014, mais n’ont jamais été libérés.

 

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_ Libération de détenus évadés

On notera également l’absence dans la liste de l’Acaj des 33 personnes amnistiées le 22 février par le ministre de la Justice. « Ces personnes n’ont rien à voir avec la décrispation politique de l’accord de la Saint-Sylvestre, assure Me Beaupaul Mupemba, de l’Acaj. On sait également que deux d’entre eux se sont évadés de prison. » En d’autres termes, le ministre de la Justice a libéré des prisonniers qui s’étaient déjà faits la belle.

 

« On ne veut pas faire de la politique politicienne, déclare à Jeune Afrique Joseph Olenghankoy. Certains dossiers ont un soubassement judiciaire réelle. Mais cela n’enlève en rien l’engagement du président Joseph Kabila de les faire libérer. Au total, ils seront plus de 90. C’est une question de jours. »

 

Les prisonniers politiques emblématiques, comme Eugène Diomi Ndongala ou Jean-Claude Muyambo, feront-ils partie de la prochaine fournée ? « Il y a des pourparlers, assure Joseph Olenghankoy. J’utilise ma diplomatie secrète pour arriver à des résultats. Je ne veux pas qu’il y ait des vainqueurs ou des vaincus. » Cela reste à voir : la semaine dernière, le ministre de la Justice a assuré que les dossiers des deux opposants avaient été examinés à plusieurs reprises,  et qu’ils ne seront libérés « ni aujourd’hui, ni demain ».

 

26 février 2018/ Par Olivier Liffran/ Mis à jour le 26 février 2018/

 

http://www.jeuneafrique.com/536411/politique/rdc-lamnistie-des-33-prisonniers-veritable-mesure-de-decrispation/


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7 - Liberté d’expression: si naïm était ivoirien…

 

Le jeune activiste et lanceur d’alerte du Burkina Naim Touré reconnu par les Burkinabé qui n’a besoin d’aucune labellisation encore moins une reconnaissance d’aucune structure nationale ou internationale, puisque cela n’existe nullement, pour être LANCEUR D’ALERTE ET ACTIVISTE, soulignons-le, est depuis bientôt une semaine en prison.

 

C’est un prisonnier d’opinion à part entière au compteur du pouvoir Kaboré. Il n’a ni tué, ni volé, ni escroqué, ni attenté à l’honneur, ni agressé, ni violé, ni menti, ni diffamé, ni comploté, ni troublé l’ordre public, ni démoralisé le moral des troupes, ni attenté à la sûreté et la sécurité nationales.

 

Il est en prison pour avoir écrit et diffusé une opinion. Droit garanti par la constitution et tous les textes supranationaux dont la déclaration universelle des droits de l’Homme, le pacte international relatif aux droits civils et politiques et la charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

D’où vient donc le crime de Naim ? Quel préjudice a-t-il commis? Doit-on emprisonné un citoyen qui s’exprime au motif simplement que des responsables de l’État nommés par le président ou ses ministres ont jugés que ses propos pourraient occasionner des préjudices? Sommes-nous dans l’État de droit ou dans l’État accusatoire ?

 

Manifestement c’est l’État accusatoire pour Naim. Ainsi non seulement il est arrêté et emprisonné sur la base de présomption mais pire ce sera à lui d’apporter la preuve que son opinion ne pouvait pas causer un préjudice devant l’État qui le poursuit et qui affirme que son opinion pouvait causer plus d’un préjudice. Et comme dit la maxime:  » la raison du plus fort est toujours la meilleure ». Ainsi va la persécution !

 

Ainsi va le délit d’opinion! Ainsi va la dictature ! Comme pour dire que seul le fétichisme du pouvoir peut expliquer certaines atteintes injustifiables des principes démocratiques et de la dignité humaine notamment en matière des libertés et celle d’expression et d’opinion.

 

Qui fait que l’indice de tolérance et de respect de la liberté d’expression ou d’opinion c’est: la distance d’un citoyen d’avec le pouvoir. Distance déterminée par le degré de: – neutralité – crédibilité – crainte suscitée – d’influence – d’hostilité avec.. – d’adversité avec…

 

En effet, plus la distance est grande entre le citoyen et le pouvoir plus son opinion n’est pas tolérée. TOLÉRANCE ZÉRO OPINION dont le résultat est : TOLÉRANCE ZÉRO LIBERTÉ.

 

Aussi, si Naim était ivoirien, français, canadien il ne serait pas arrêté encore moins écroué. La UNE du journal appartenant au FPI de Laurent Gbagbo nous permet de comprendre pourquoi Naim ne serait allé en bagne au pays de Ouattara.

 

Ce journal Notre VOIE tire :  » LEVONS – NOUS POUR METTRE FIN AU RÈGNE DE OUATTARA  » (Voir photo). VIVEMENT QUE NAIM REGAGNE LA LIBERTÉ POUR L’HONNEUR DE TOUS ET DU PRÉSIDENT CANDIDAT EN 2020.

 

Le: 25 juin, 2018/ netafrique.net

 

http://netafrique.net/liberte-dexpression-si-naim-etait-ivoirien/


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8 - AUCUN ENFANT NE PEUT ÊTRE EMPRISONNÉ POUR DÉLIT D’OPINION

 

La Convention internationale des droits de l’enfant indique (article 12) : « Les États garantissent à l’enfant qui est capable de discernement le droit d’exprimer librement son opinion sur toute question l’intéressant, les opinions de l’enfant étant dûment prises en considération eu égard à son âge et à son degré de maturité. »

 

La Convention internationale des droits de l’enfant indique (article 13) : « L’enfant a droit à la liberté d’expression. Ce droit comprend la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce, sans considération de frontières, sous une forme orale, écrite, imprimée ou artistique, ou par tout autre moyen du choix de l’enfant. »

 

La Convention internationale des droits de l’enfant (article 16) indique : « Nul enfant ne fera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, ni d’atteintes illégales à son honneur et à sa réputation. »

 

La Convention internationale des droits de l’enfant (article 38) oblige les États signataires à prendre toutes les mesures possibles dans la pratique pour que les enfants qui sont touchés par un conflit armé bénéficient d’une protection et de soins.

 

Ahed Tamimi, jeune Palestinienne, arrêtée par des militaires israéliens à l’âge de 16 ans, doit être immédiatement libérée.

 

Les chefs d’inculpation requis contre Ahed Tamimi par un tribunal militaire israélien concernent une intrusion de soldats israéliens dans la cour de sa maison, à Nabi Saleh, au nord de Ramallah, village de 600 habitants, le vendredi 15 décembre dernier. Depuis l’été 2008, le captage de sources d’eau du village de Nabi Saleh a été détourné au profit de la colonie israélienne de Halamish (1 328 habitants), établie depuis 1977 sur des terres palestiniennes privées. Depuis 2008, une marche pacifique est instaurée tous les vendredis pour dénoncer cette occupation.


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Ahed Tamimi s’exprime et use de son droit, contre l’occupation de son pays, de son village, et contre la violence des soldats israéliens. Elle a pris la défense de son frère cadet quand il a été saisi par un soldat d’occupation au cours de protestations contre la confiscation de terres.

 

Ahed Tamimi a témoigné au niveau international, en Turquie, en Afrique du Sud et au Parlement européen lors d’une conférence sur le rôle des femmes dans la résistance palestinienne ; à cette occasion elle s’est entretenue avec de nombreuses personnalités.

 

Le combat d’Ahed Tamimi pour le droit de sa famille et de son peuple à vivre pacifiquement sur ses terres rejoint d’autres combats d’enfants, celui de Malala Yousafzai, qui milite pour le droit à l’éducation et résista aux talibans, celui d’Iqbal Masih, l’enfant esclave qui parcourut le monde pour faire reconnaître la dignité des enfants et qui fut assassiné.

 

Aucun.e enfant ne doit être emprisonné.e pour délit d’opinion. Ahed Tamimi doit être libérée immédiatement. La France, initiatrice de la Convention internationale des droits de l’enfant, la France, pays de Gavroche, ne peut être silencieuse.

 

C’est pourquoi nous sollicitons votre engagement pour demander la libération immédiate et sans condition de l’enfant palestinienne Ahed Tamimi et la libération de tous.e.s les autres enfants condamné.e.s pour les mêmes raisons.

 

Mercredi, 31 Janvier, 2018

 

https://www.humanite.fr/aucun-enfant-ne-peut-etre-emprisonne-pour-delit-dopinion-649699


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9 - Appel à messages de solidarité avec les prisonniers politiques du Hirak du Rif  au Maroc

 

Depuis plusieurs mois, le Maroc est secoué par un mouvement social historique : le Hirak du Rif. Né dans une région marginalisée, suite à la mort de Mohcine Fikri, pêcheur broyé alors qu’il essayait de récupérer sa marchandise confisquée par les autorités, le Hirak est un mouvement qui vient revendiquer plus de justice sociale et lutter contre la marginalisation.

 

Face à l’ampleur de ce mouvement, l’État marocain n’a malheureusement eu qu’une seule réponse : celle de la répression. Aujourd’hui, le Hirak compte 176 prisonniers politiques, dont 50 ont été transférés à la prison de Casablanca, dont Nasser Zefzafi figure emblématique et Silya, chanteuse du mouvement, âgée d'à peine 23 ans. Contre ce regain de la politique du bâton, le comité de soutien aux prisonniers politiques du Hirak à Casablanca, lance un appel à solidarité à toutes les personnalités du monde intellectuel, politique, culturel ou artistique en vue de demander la libération immédiate de tous les prisonniers politiques du Hirak.

 

Le principe est simple : il suffit d’envoyer une vidéo filmée à partir de votre portable ou une photo exprimant votre solidarité avec le Hirak à l’adresse mail suivante : solidarityhirakvideo[at]gmail[dot]com.


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Ces messages nous serviront à faire un montage vidéo qui sera diffusé sur les réseaux sociaux et les médias pour demander à l’arrêt immédiat des poursuites et la libération des prisonniers politiques du Hirak. Aujourd’hui, le Hirak et les citoyens du Maroc ont besoin de vous !

 

Non à l’autoritarisme renaissant ! Oui à la liberté !

 

Comité de soutien aux prisonniers politiques du Rif, Casablanca, Maroc.

 

http://www.alterinfo.net/Appel-a-messages-de-solidarite-avec-prisonniers-politique-du-hirak-au-Maroc-Merci-de-partager_a132132.html


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Maroc : 188 personnes ayant participé à la révolte du Rif graciées par le roi

 

Le roi du Maroc Mohammed VI a gracié un total de 188 personnes liées au mouvement de protestation du Hirak. Cette grâce a été accordée à l’occasion de la fête religieuse de l’Aïd el-Adha, selon des sources au Conseil national des droits de l’homme (CNDH). Dans un premier temps, le CNDH avait fait état de onze grâces pour des militants purgeant des peines de deux à trois ans de prison à Casablanca après leur condamnation fin juin au terme du procès-fleuve des meneurs de la contestation sociale qui a agité la région du Rif, dans le nord du pays, en 2016 et 2017. Les autres grâces concernent des personnes condamnées en lien avec les manifestations qui ont agité cette région défavorisée pendant plusieurs mois, avec des sentences prononcées par les tribunaux de Nador et d’Al-Hoceima, la ville épicentre du mouvement, selon des informations publiées par la presse marocaine. Il n’a pas été possible d’obtenir de confirmation à ce sujet auprès du ministère de la justice.


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_ Indignation de la population

Les détenus du Hirak graciés sont immédiatement libérables et le CNDH a commencé à se coordonner avec les autorités locales dans différentes villes pour préparer leur retour chez eux, selon un responsable du Conseil joint par l’Agence France-Presse (AFP). Le 26 juin, la justice avait condamné, à Casablanca, cinquante-trois activistes accusés de former le noyau dur du Hirak à des peines comprises entre un et vingt ans de prison. La sévérité du verdict avait suscité des réactions d’incompréhension et d’indignation sur les réseaux sociaux suivies par quelques manifestations de protestation, avec de nombreux appels à la clémence du roi.

Le nombre total de condamnations liées au Hirak n’est pas connu, d’autres militants ayant été condamnés par d’autres tribunaux à des peines allant jusqu’à vingt ans de prison après les contestations qui ont conduit à plus de 400 arrestations, selon le CNDH.

 

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_ Partialité de la justice

Ni le leader du mouvement Nasser Zefzafi, condamné avec trois de ses compagnons à vingt ans de réclusion pour « atteinte à la sécurité de l’Etat », ni le journaliste Hamid El-Mahdaoui, qui a pris trois ans ferme après sa couverture des événements, ne figurent parmi les graciés. Tous les accusés du procès de Casablanca ont fait appel et l’audience est prévue en octobre. A l’exception du journaliste, condamné séparément, tous avaient refusé de prendre la parole à la fin du procès en dénonçant la partialité de la justice. Leurs avocats avaient refusé de plaider. Les autorités, elles, estiment que le procès était équitable. La contestation dans le Rif avait été déclenchée par la mort d’un vendeur de poissons, broyé dans une benne à ordures en octobre 2016 alors qu’il s’opposait à la saisie de sa marchandise. Au fil des mois, la protestation a pris une tournure plus sociale et politique, pour appeler à davantage de développement et à la fin de la « marginalisation ».

 

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_ Pratique traditionnelle

Les grâces royales sont une pratique traditionnelle pour les grandes fêtes. Mardi, Mohamed VI a également gracié 522 personnes pour la Fête de la jeunesse célébrée au Maroc, journée qui coïncide avec l’anniversaire de ses 55 ans. Lundi, pour l’anniversaire de la Révolution du roi et du peuple, il avait par ailleurs accordé 428 grâces, dont vingt-deux à des salafistes condamnés pour extrémisme ou terrorisme mais volontaires pour un programme de réinsertion baptisé « réconciliation » (moussalaha).

 

LE MONDE/ Le 21.08.2018/ Mis à jour le 22.08.2018/

 

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2018/08/21/le-roi-du-maroc-gracie-onze-manifestants-du-rif_5344735_3212.html

 

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