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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 25/08/2018 à 20:52:08
AFRIQUE/ Nouvelles technologies : les limites du tout digital



 

«  Nouvelles technologies: les limites de l’Afrique 2.0 : Dans un rapport sur les Dividendes numériques, publié le 13 janvier, la Banque mondiale brosse un tableau mitigé des progrès réalisés grâce aux nouvelles technologies. Elle rappelle que 60% de la population mondiale reste exclue d’une économie «numérique» en plein essor. Plus de croissance, plus d’emplois, de meilleurs services publics : autant de promesses non tenues par la révolution numérique, qui a vu tripler ces dix dernières années la part de la population mondiale connectée, note le rapport de la Banque sur les Dividendes numériques. »

 

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1 - Evolution de la finance digitale en Afrique de l’Ouest

 

_ De grandes évolutions en Afrique de l’Ouest !

 

Tous les acteurs du développement s’accordent pour dire que les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont un atout majeur pour mettre sur pied des solutions ultra-efficaces et accessibles qui créent des emplois, génèrent des revenus, attirent plus d’investissements privés et améliorent le bien-être des populations. Certains néologismes en disent long sur l’espoir que suscitent ces nouvelles technologies: « uberisation » (l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct et réduire les coûts), « leapfrog » (littéralement saut de grenouille, pour illustrer une accélération extrême) ou encore « M-dorado », le paradis du tout-numérique, où les services financiers numériques (SFN) seraient plus que des solutions, un mode de vietout simplement.

 

_ Où en sont les SFN en Afrique de l’ouest, sur la route de ce tout-numérique ?

 

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·        2017, quel cru pour les services financiers digitaux ?

 

Dans sonrapport annuel sur les services financiers via la téléphonie mobile – 2016 publié en 2017, la BCEAO reportait 36,5 millions de souscripteurs de compte de portemonnaie électronique dansl’Union…environ 2 millions d’opérations ont été traitées en moyenne par jour… La valeur de ces transactions s’est élevée à 11.500 milliards de francs CFA.

 

Au niveau des fournisseurs de services, même si le marché reste dominé par les offres des opérateurs de téléphonie mobile tels MTN, Orange, Etisalat, les banques régionales insufflent désormais une nouvelle dynamique sur le marché. En effet, les portefeuilles mobiles Xpress Account de Ecobank et Yup de Société Générale, la mise en place de réseaux d’agents, les investissements sur le paiement marchand à travers les technologies sans contact NFC et QR codes, sont autant de signes que les banques ont décidé d’investir un segment de marché – le Bottom of the Pyramide BOP, ou encore les couches vulnérables- qui jusque-là ne figurait pas parmi leurs cibles prioritaires.


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Même les institutions de microfinance explorent aussi l’utilisation des technologies mobiles pour une meilleure proximité des services qu’ils offrent à leurs clients. Cette nouvelle approche explique l’utilisation de tablettes pour desservir les groupes d’épargne ou encore les partenariats entre institutions de microfinance et émetteurs de monnaie électronique pour digitaliser la collecte de l’épargne et le remboursement des crédits sur le mobile. C’est le cas de CAURIE-MF au Sénégal, ALIDE au Bénin, Advans Microfinance en Côte d’Ivoire… et de l’unique développement d’un réseau d’agents bancaires dans la région par Microcred Sénégal.

 

Et il y a la révolution des fintechs, ces nouveaux acteurs qui déploient la technologie pour améliorer les services financiers. Petits Poucets dans l’écosystème de fournisseurs de SFN, les fintechs sont assurément celles qui innovent le plus, en offrant l’agrégation de paiements et/ou de réseaux de distribution, des plateformes m-Agri d’information et de connexion entre acheteurs et producteurs pour le monde agricole, des plateformes de santé m-health ou encore la m-éducation. Des exemples comme INTOUCH, m-Louma, jokko santé, LIFI-LED, etcse font de plus en plus connaitre en Afrique de l’Ouest.

 

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_ Quid de l’adoption de ces offres par le client ?

 

Pour que la révolution des SFN s’accélère en Afrique de l’ouest, il faut d’abord que ceux-ci démontrent leur valeur ajoutée aux usagers, àtous les usagers. Quels sont les points communs entre Khadi,vendeuse de vivres au marché de Fada Ngourma au Burkina Faso, Cheick, petit producteur d’arachides dans les Niayes au Sénégal, Dorcas, vendeuse de tissus au marché d’Antokpa au Bénin, ou encore Fatou, gérante de maquis à Abengourou en Côte d’Ivoire ?Ils disposent d’un téléphone portable -pas forcément le dernier cri de smartphone,fonctionnel et avec lequel ils peuvent communiquer, et faire bien plus grâce aux SFN. Ils sont également des oubliés du système financier traditionnel. Pourtant, Kadi aurait pu, grâce à son portefeuille électronique, payer ses fournisseurs, être réglée par ses clients, verser la traite de son prêt, prépayer sa consommation d’électricité, et payer la course en taxi pour rentrer chez elle. Ces options ne sont-elles pas mieux pour elle que de vieux billets de banques, souvent sales, faciles à perdre ou à voler ?

Chose étrange, même si les usagers comme Khadireconnaissent le potentiel des SFN, ils ne sont pas encore prêts à complètement migrer vers le numériques.

 

Il y a peut-être une raison à cela, et elle tient en un mot : écosystème.  En effet, l’existence d’un écosystème permettant l’accès à des points de vente qui acceptent les paiements numériques est peut-être l’atout qui augmenterait l’adoption des SFN. Le Kenya l’a démontré : avec un écosystème, l’expansion des SFN relève presque du naturel.

 

Les avancées de 2017 sont prometteuses pour l’Afrique de l’Ouest.  Mais nous sommes encore loin du dynamisme des marchés de l’Est. A quand l’épargne et les services financiers bancaires sur le mobile ? Ou encore le crédit digital et l’épargne rémunérée sur le mobile ? A quand le paiement à tempérament de kits solaires, de foyers améliorés, de contenu éducationnel par porte-monnaie électronique ? A quand l’interopérabilité des services dans la sous-région ? La révolution numérique est clairement en marche. Il s’agit maintenant de l’accélérer, grâce à la contribution des régulateurs, des législateurs, des politiques, des chercheurs et des investisseurs et opérateurs privés.

 

Sabine Mensah, Spécialiste Technique Régionale

 

Plus d’informations : BeryDieyeKANDJi/ Par Rédaction/ 8 mars, 2018/

 

https://www.financialafrik.com/2018/03/08/evolution-de-la-finance-digitale-en-afrique-de-louest/


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2 - AU SÉNÉGAL, LA TENDANCE EST DÉSORMAIS AU DIGITAL

 

Eh oui, il faut s’adapter à l’évolution de la technologie, et de nombreuses entreprises l’ont compris. Désormais, on communique plus sur internet, sur les mobiles, pour atteindre de nouvelles cibles, souvent connectées durant plusieurs heures dans la journée. La communication digitale rivalise un peu plus les outils du marketing classique, et grignote désormais une part importante du « budget de communication » des entreprises, associations, organisations et institutions gouvernementales.

 

« Il y a désormais dans notre pays un intérêt particulier pour le digital. Les entreprises ont compris qu’elles ne peuvent pas passer à côté de cela, car c’est un mode de communication qui permet de toucher de nouvelles cibles. Il faut dire également que désormais beaucoup de sénégalais passent des heures devant leur ordinateur ou sur leur smartphone et tablette », explique Moussoukoro Diop, digital manager à Jovago.com. Avec environ 6 328 670 de personnes connectées à l’internet, selon l’Agence des régulations des télécommunications et postes (ARTP), le digital permet donc de toucher une cible non négligeable.

 

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_ UNE PRÉSENCE PROACTIVE SUR INTERNET

«Une présence proactive sur Internet permet non seulement de maîtriser l’e-réputation mais aussi de booster les ventes et conquérir de nouveaux marchés. Les agences de communication digitale utilisent aujourd’hui des techniques très avancées pour cibler efficacement les internautes et aussi suivre l’audience des sites web », ajoute Moussoukoro Diop. Ce nouveau mode de communication touche divers domaines, de la création des sites internet au management de l’e-réputation en passant par le référencement, la gestion des contenus web et la diffusion d’informations via les réseaux sociaux, sans oublier les bannières, outil de publicité classique sur Internet.

 

Cette révolution du digital au Sénégal est notamment lancée par les sociétés de téléphonie mobiles comme Tigo, Expresso ou Orange qui mobilisent de gros moyens. A côté, il y a les entreprises d’e-commerce, dont une forte partie de la stratégie de communication repose sur le digital.  Désormais près de 2 entreprises sénégalaises sur 5 se lancent dans les réseaux sociaux (facebook, twitter, etc.). »

 

Source : Ismael Cabral Kambell Sen360°/

 

https://blog.senmarketing.net/actualites-marketing-digital/les-entreprises-senegalaises-au-rythme-du-digital/

 

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3 - Banque Mondiale : Le digital change la nature du travail

 

Une enquête “Eurobaromètre” effectuée en mars 2017 sur “l’impact de la technologie sur l’économie, la société, et la qualité de la vie”, montre qu’une majorité des répondants affirment que cet impact est “très positif” ou “plutôt positif”.

Dans son long “Rapport sur le développement dans le monde 2019 : La nature changeante du travail”, rendu public le 30 avril dernier, la Banque Mondiale constate l’influence constante des technologies en général et du numérique en particulier dans ces changements.Une enquête “Eurobaromètre” effectuée en mars 2017 sur “l’impact de la technologie sur l’économie, la société, et la qualité de la vie”, montre qu’une majorité des répondants affirment que cet impact est “très positif” ou “plutôt positif”.

 

La question posée était : “Quel impact ont les technologies numériques les plus récentes sur l’emploi, la société et la qualité de la vie”?. Selon le rapport de la Banque Mondiale, citant cet Eurobaromètre, “74% des répondants estimaient que la technologie est bénéfique pour l’emploi” ; “64% qu’elle améliore la société ”, “tandis que 67% des Européens pensaient que la qualité de vie augmente”.

 

Dans ce rapport de 166 pages, le “chapitre 5” est consacré à la manière dont le “changement technologique affecte la nature de l’entreprise”. “Le progrès technologique a rendu les limites fermes plus perméables. Les nouvelles technologies numériques accélèrent la tendance vers les entreprises superstar. Les entreprises superstars ont un effet bénéfique sur la demande de main-d’œuvre en stimulant la production.

 

Ces entreprises sont également de grands intégrateurs de jeunes entreprises innovantes, qui profitent souvent aux petites entreprises en les connectant à des marchés plus importants. Mais les super grandes entreprises, en particulier les entreprises de l’économie numérique, appellent également à la prudence et posent des défis politiques. Les réglementations échouent souvent à répondre aux externalités négatives qui peuvent être créées par de nouveaux types d’entreprises dans l’économie numérique. À bien des égards, les systèmes fiscaux ne sont plus adaptés aux besoins”, indique le document.

 

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_ La technologie un élément de croissance

Parmi les exemples de pays où la technologie a été une “condition importante pour la croissance des entreprises”, le rapport cite de nombreux pays africains comme le Kenya, le Nigeria, la Zambie, la Tanzanie et l’Ethiopie. Très souvent évoqué comme exemple de réussite, le cas du Kenya avec le “succès de M-PESA, une plate-forme de paiement mobile et de microfinance”. “Beaucoup attribuent le boom du démarrage du Kenya à la présence de M-PESA, qui fournit du crédit aux entrepreneurs”.

 

Le financement est aussi très important dans la création de l’emploi et le développement du tissu d’entreprises. “Au Nigeria, les jeunes entreprises qui ont reçu une subvention de 50.000 $ US dans le cadre d’un concours de plans d’affaires, ont créé plus d’emplois en trois ans que celles qui n’ont pas gagné. Le coût par emploi était également inférieur aux coûts de la formation professionnelle, des subventions salariales, de la formation à la gestion et des petites subventions prises ensemble”.

 

Selon le rapport, les “programmes qui préparent les jeunes entreprises à adopter de nouvelles technologies et à recevoir des investissements extérieurs constituent un autre outil” de développement. “Les start-ups dans les pays émergents ont souvent de bonnes idées commerciales, mais ne sont pas préparées à attirer des financements extérieurs. Ils peuvent également ne pas avoir la gestion et pratiques organisationnelles nécessaires pour mettre une idée sur le marché”, constate le document.

 

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_ Les plateformes digitales en Afrique

Et des “programmes de préparation à l’investissement” on en trouve plus souvent dans les pays en développement. “Au Kenya, Swahilibox à Mombasa, LakeHub à Kisume, ainsi que d’autres pépinières d’entreprises donnent accès à des opportunités de formation, de mentorat et de mise en réseau avec des investisseurs potentiels. Les investissements suivent généralement. En 2017, le financement de démarrage en Afrique a augmenté de 51% par rapport à 2016, avec un nombre record de 159 startups qui ont recueilli 195 millions de dollars”.

 

Le rapport cite de nombreux plateformes digitales en Afrique ayant permis un développement des activités économiques. Outre M-Pesa au Kenya, le document de la Banque Mondiale cite “VulaMobile, une plateforme de services sud-africaine, (qui) relie des dizaines de milliers de personnes dans les zones rurales à des services médicaux spécialisés dans des domaines aussi divers que l’ophtalmologie, la dermatologie, le traitement du VIH, la cardiologie et l’oncologie”. Ou encore “Hello Tractor, une plateforme nigériane de partage d’actifs, (qui) a mis en place un réseau de propriétaires de tracteurs, offrant du matériel et de la maintenance à ceux qui n’ont pas les moyens d’acheter des machines pour leurs activités agricoles”.

 

ALGÉRIE/ 10/05/2018/ Abdelkader ZaharInterface Média

 

https://www.huffpostmaghreb.com/entry/banque-mondiale-le-digital-change-la-nature-du-travail_mg_5af415dae4b0859d11d0aadb


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4 - AFRIQUE/ ÉCONOMIE : La révolution numérique en marche en Afrique

 

L’Afrique est en train de participer à la révolution numérique. Sur le continent, des entreprises de commerce en ligne, comme Jumia en Côte d’Ivoire, affirment qu’elles créent des conditions de croissance pour les petites et moyennes entreprises. Le jeudi 2 mars 2017 à Paris, s’est tenue la 1ère édition des Adicomdays (Africa Digital Communication). Des trophées pour récompenser le talent et l’innovation dans la communication digitale en Afrique.

 

L’attribution des premiers trophées des Adicomdays a été précédée par le partage d’expériences et la présentation d’études de cabinet d’audit et de conseil ainsi que d’instituts de sondage, consacrées à une Afrique connectée. Wari, une plateforme digitale de services (paiement de factures, recharge de crédit téléphonique, versement de pensions, transfert d’argent…), créée en 2008 au Sénégal poursuit son développement.

 

Invité d’honneur des Adicomdays, Wari était représentée par sa directrice de communication, Awa Dia : « Aujourd’hui, Wari, c’est 45 000 emplois directs créés à travers ses points de service un petit peu partout en Afrique : 500 000 points avec les partenariats que nous avons liés, mais 45 000 emplois directs. Nous sommes à peu près 300 au siège, de plusieurs nationalités, principalement africaines parce que nous croyons au talent africain, mais le recrutement de Wari est cosmopolite ; il y a des Chinois, des Russes, des Français… C’est ça aujourd’hui la force de Wari et c’est assez représentatif du monde du digital. » Cette start-up spécialisée en finance et technologie vient de racheter la filiale sénégalaise de l’opérateur téléphonique Tigo.


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_ Les start-ups parfois victimes de décisions politiques

Parmi les influenceurs Web présents aux Adicomdays, la fondatrice d’AppsTech, spécialisée dans les services et les solutions informatiques, dont l’un des deux centres d’incubation créés au Cameroun, celui de Buéa, est paralysé depuis la coupure de tout accès Internet dans les régions anglophones. Rebecca Enonchong estime que sa réactivité personnelle sur le réseau social Twitter va de pair avec des préoccupations de développement : « On a plus de 100 start-ups qui émanent de nos deux centres d’incubation. Aujourd’hui, on a plus d’une soixantaine de start-ups incubées qui sont dans les deux centres. Malheureusement, le centre de Bouéa est coupé de l’Internet. Pour nous, c’est décourageant. On sait qu’en général, une start-up va générer entre 3 et 20 emplois, ce qui est conséquent. Quand on sait surtout en Afrique que chaque emploi nourrit une vingtaine de personnes, c’est important. »

  

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_ Bond en avant dans les nouvelles technologies malgré une connectivité limitée

Au-delà de ces problèmes de gouvernance dans les endroits où l’Internet est coupé par les pouvoirs publics, la révolution digitale et numérique sauve des vies aujourd’hui, comme l’explique Noël Albertus, chargé du Maghreb et de l’Afrique francophone au cabinet d’audit et de conseil PwC. « L’Afrique est en train de devenir probablement un des leaders dans le monde dans l’utilisation des drones dans le domaine de la santé, dans le domaine de l’immobilier, des assurances, grâce notamment à la baisse des coûts. Donc, non, ce n’est pas que réservé à une élite sociale, c’est en train de se démocratiser. Le cas d’une famille isolée en Afrique de l’Est, qui avait un enfant malade et grâce à la technologie des drones, a pu se faire livrer un médicament en quelques heures. »

 

L’utilisation des drones au Kenya, notamment pour transporter du sang destiné à la transfusion est aujourd’hui une réalité. Même si, malgré ce dynamisme dans le domaine des nouvelles technologies sur le continent, moins de 30 % des Africains ont aujourd'hui accès à Internet, la plupart seulement de manière basique.

 

Par Stanislas Ndayishimiye / Diffusion : lundi 6 mars 2017

 

http://www.rfi.fr/emission/20170306-revolution-numerique-marche-afrique


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5 - Nouvelles technologies: les limites de l’Afrique 2.0

 

Dans un rapport sur les Dividendes numériques, publié le 13 janvier, la Banque mondiale brosse un tableau mitigé des progrès réalisés grâce aux nouvelles technologies. Elle rappelle que 60% de la population mondiale reste exclue d’une économie «numérique» en plein essor. Plus de croissance, plus d’emplois, de meilleurs services publics : autant de promesses non tenues par la révolution numérique, qui a vu tripler ces dix dernières années la part de la population mondiale connectée, note le rapport de la Banque sur les Dividendes numériques.

 

Une large partie du monde reste exclue de ces avancées, qui contribuent à creuser les inégalités en rendant les personnes aisées et connectées plus productives – mais pas les autres, considérées comme « non qualifiées » dès lors qu’elles ne connaissent pas les nouvelles technologies. Au total, 4,3 milliards de personnes, en Asie du Sud et en Afrique, n’ont pas accès à internet, tandis que 800 millions sur la planète n’ont pas non plus de téléphone portable. « Pour chaque personne connectée dans un pays en développement, trois autres ne le sont pas, voire vingt autres dans certains pays », souligne le document. Au Cameroun, au Ghana, au Kenya et en Ouganda, plus de trois usagers sur quatre doivent se rendre dans des cafés internet pour se connecter, à des tarifs élevés pour des connexions lentes.

  

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_ Un tableau contrasté en Afrique

Communiquer, se divertir, être sur les réseaux sociaux, rechercher des informations… Tels sont les usages universels du web. Particularité africaine cependant soulignée par l’étude de la Banque mondiale : un usager sur quatre, au Sud du Sahara, déclare se servir d’internet pour obtenir des informations médicales ou pédagogiques. L'Afrique est en pointe dans le mobile banking, avec le succès du système M-Pesa en Afrique de l'Est. Dans cette région, plus de 40% des adultes paient leurs factures par téléphone, contre 2% de moyenne mondiale. En Chine, 8 millions d’entrepreneurs vendent des biens à travers le monde via internet, un niveau que n’ont pas encore atteint les pays africains qui visent, eux aussi, l’émergence.

 

Sur des marchés de niche, les nouvelles technologies font certes une différence, comme la plate-forme Anou au Maroc, qui permet à des artisans des zones rurales d’exporter directement, sans intermédiaires. Au Kenya, la plate-forme iProcure connecte de manière non moins efficace à des acheteurs les fournisseurs de produits agricoles, dont la fiabilité est testée par le site. Des sites de vente de produits de grande consommation comme Konga au Nigeria et Takealot en Afrique du Sud, redistribuent les cartes dans le secteur de la distribution de la même manière qu’aux Etats-Unis, où 25 % des ventes d’ordinateurs et d’électro-ménager se font en ligne.

 

Mais de manière générale, leur essor reste entravé par les obstacles bien connus du monde des affaires africain : l’absence de services postaux fiables pour délivrer des colis, le faible taux de bancarisation et des moyens de paiement en ligne adaptés au marché – moins de 10% de la population dans les pays en développement disposent d’une carte de crédit et seuls l’Afrique du Sud et le Maroc proposent plus de trois services différents de paiement en ligne de type PayPal.

 

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_ Les limites de l’Afrique 2.0

Selon le rapport, les firmes africaines de plus de 5 employés qui se servent d’internet voient leurs salariés réaliser des ventes 4 fois supérieures à celles des entreprises sans internet. Une étude réalisée en 2014 auprès de 2 300 entreprises dans 6 pays (Ghana, Kenya, RDC, Tanzanie, Ouganda et Zambie) permet de mieux saisir l’impact du numérique sur l’économie. Dans les manufactures et les services, la part des entreprises connectées va de 22% en Tanzanie à 73% au Kenya. Sans surprise, 41% des sociétés kényanes opérant dans les services gèrent leur inventaire à l’aide d’internet, contre 12% en Ouganda et 8% en RDC.

 

Le rapport de la Banque mondiale relève qu’internet ne facilite guère l’accès à l’administration en Afrique subsaharienne. Il n’est pas non plus la principale source d’information (seulement pour 2% de la population, comme en Asie du Sud). Les médias traditionnels, radio-télévision et journaux imprimés, ont encore un bel avenir.

 

En revanche, internet joue un rôle important de mobilisation sociale via Twitter et Facebook, observé durant les Printemps arabes et dans plusieurs pays d’Afrique où des sites citoyens moins connus que Uhashidi au Kenya existent aussi, comme Huduma au Kenya, U-report en Ouganda et Sauti Wa Wananchi (« La voix des citoyens », en swahili) en Tanzanie.

 

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_ Les recommandations de la Banque mondiale

La Banque mondiale préconise de rendre universel l’accès à internet, et d’augmenter les dépenses d’éducation pour alphabétiser les 20% de la population mondiale qui ne savent ni lire ni écrire. Sans surprise, l’institution financière internationale plaide par ailleurs pour la libéralisation du marché numérique. Elle rappelle que les seuls pays à avoir encore un monopole d’Etat sur les fournisseurs de services internet et de télécommunications mobiles, comme Djibouti, l’Erythrée et l’Ethiopie, ne font pas aussi bien que les autres en termes d’accès aux technologies.

 

Dans un chapitre détaillé consacré à la Somalie, le rapport montre que des pays en conflit trouvent des moyens de survie grâce à internet et le téléphone mobile, qui facilite notamment des transferts d’argent importants faits par la diaspora somalienne. Pas moins de 38% des Somalis salariés sont payés via le téléphone mobile, contre 25% des Kényans. Revers de la médaille : le groupe islamiste armé des Shebabs se sert aussi des nouvelles technologies pour recruter et répandre son idéologie.

 

Par Sabine Cessou / Publié le 29-01-2016/ Modifié le 29-01-2016/

 

http://www.rfi.fr/hebdo/20160129-nouvelles-technologies-limites-afrique-fournisseur-service-internet-telecommunication 


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ECONOMIE/ AFRIQUE/ Cybercriminalité : l’Afrique a perdu 3,5 milliards de dollars en 2017

 

Sur le continent, le manque de protection numérique engendre une hausse des attaques informatiques. Sont touchés les gouvernements, les entreprises et les citoyens. Il s’agit d’une menace «pour la sécurité, la croissance et la stabilité de l'Afrique», selon un rapport kenyan, publié le 10 avril 2018 à Nairobi. Cette enquête a été réalisée en 2017 par Serianu (lien en anglais), une entreprise de conseil en cybersécurité basée au Kenya, et relayée par l’agence Xinhuanet. Elle a été conduite en partenariat avec de grandes entreprises de télécommunications, des institutions académiques et des groupes de réflexion. Au total, 700 institutions publiques ou privées ont été sondées dans dix pays africains.

 

Il en ressort que l’insuffisance de protections informatiques risque de placer l'Afrique sub-saharienne au cœur des cyberattaques contre les installations gouvernementales, les entreprises privées et les citoyens. Et que l'augmentation de la criminalité informatique de haut vol a fait perdre au continent quelque 3,5 milliards de dollars en 2017. «La menace que représentent les attaques informatiques est désormais bien installée en Afrique, mais les gouvernements et le secteur privé n'ont pas encore investi dans des défenses appropriées pour en limiter la propagation», estime William Makatiani, PDG de Serianu. Lequel ajoute: «A la lumière de l'évolution rapide des menaces informatiques, la sécurité des données informatiques doit devenir une priorité pour les institutions publiques et privées.»

Pour 2017, l'Union internationale des télécommunications (UIT) a établi que le niveau d'engagement en faveur de la cybersécurité en Afrique était le plus bas comparé aux autres continents. «Seules l'île Maurice et l'Egypte font preuve d'un engagement élevé dans la lutte contre la cybercriminalité», d’après l’UIT.


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_ Des attaques tous azimuts

2017 a connu un nombre sans précédent d'attaques informatiques et de vols de données, menées en grande partie par des réseaux criminels locaux. Elles ciblent principalement les banques, les agences gouvernementales et les entreprises de taille moyenne. Mais visent également les PME dont les opérations commerciales dépendent d’internet. Ces dernières sont les cibles de piratage de grande envergure alors qu’elles ont peu ou prou les moyens (techniques ou financiers) d’y faire face, affirme William Makatiani.

 

Déjà en 2015, une étude de l’entreprise de conseil relayée par Le Monde montrait que «70 % des commerces kényans seraient vulnérables aux attaques des hackeurs. Des assauts numériques qui coûteraient jusqu’à 135 millions d’euros au pays chaque année.» Et que «98% des organisations gouvernementales sont convaincues d’être protégées, alors qu’à peine 6% d’entre elles le seraient réellement».

 

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_ Renforcer la formation

Pour neutraliser cette cybercriminalité, il est nécessaire de développer l'innovation domestique et les outils de dissuasion. Et de former du personnel qualifié. Le PDG de Serianu a créé à cet effet à Nairobi un centre de formation de spécialistes. Il estime qu’il y a moins de 1000 experts en cyber-sécurité rien qu’au Kenya, alors qu’il en faudrait 40.000. Dans le domaine de la cyber-protection, comme celui de la protection des données personnelles, l’arsenal législatif fait souvent défaut sur le continent. C’est un chantier incontournable pour les années à venir. Les dépenses de l’Afrique dans le domaine de la protection de la cybercriminalité devraient passer de 2 milliards de dollars en 2016 à 3,6 d’ici à 2020. Un bon début.

 

Par Catherine Le Brech@GeopolisAfrique / Publié le 12/04/2018/

 

http://geopolis.francetvinfo.fr/cybercriminalite-l-afrique-a-perdu-35-milliards-de-dollars-en-2017-185873


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Avis des internautes

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