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MODELE DE PAIX ET MODELE DE DEVELOPPEMENT QUELQUES REFERENCES AFRICAINES OU MONDIALES

ECONOMIE ET FINANCES


Publié le 04/01/2018 à 10:33:56
AFRIQUE/ CONFLITS ET PAUVRETE : ces conflits et guerres qui appauvrissent l’Afrique (ennemis et adversaires à tout prix)





« IMPACT DE LA CRISE AU TOGO SUR SON ÉCONOMIE : L’économie du Togo est susceptible d’être ralentie par la crise socio-politique que traverse le pays. Le taux de croissance de l’économie togolaise connait déjà une baisse depuis quelques années. En 2016, le taux de croissance était de 5.1%. Soit une baisse de 0.2% par rapport à l’année 2015. Une hausse de ce taux était prévue par le Fonds Monétaire International pour l’année 2017. Une mission de l’organisation est actuellement au Togo. Les crises de ces derniers mois vont entraîner une révision de cette prévision à la baisse. Rien qu’au lendemain de la première série de marches organisée par l’opposition, le gouvernement a annoncé une perte quotidienne d’1,5 milliards de FCFA pour les services compétents. »


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1 - Libye : plongée au cœur de la guerre du pétrole

 

Des combats opposent des milices et les forces du maréchal Khalifa Haftar autour d'installations pétrolières. Explications sur le casse-tête libyen.

 

_ Quels sont les sites visés par les combats et quelle est la situation ?

. Il s'agit des installations de ce que l'on appelle « le croissant pétrolier », qui comprend quatre sites majeurs : Zoueitina, Brega, Ras Lanouf et Al-Sedra. À lui seul, le croissant pétrolier assure 70 % des exportations de pétrole de la Libye. Tenues depuis par les milices d'Ibrahim Jadhran, qui avait fait alliance avec le GNA (Government of National Accord, gouvernement installé à Tripoli par l'ONU), ces installations ont été reprises par Khalifa Haftar en septembre. Depuis, les forces armées opposées à Haftar ont tenté à plusieurs reprises de s'en emparer à nouveau, sans succès. Vendredi, l'offensive était, selon Mary Fitzgerald, spécialiste de la Libye, « mieux organisée et, fait inhabituel pour la Libye, restée secrète. »

 

Les combats se sont poursuivis ce week-end, ponctués par des déclarations difficiles à vérifier, des deux côtés. Étant donné l'absence de journalistes indépendants sur le terrain, il est compliqué d'avoir une certitude, mais il semble avéré que les forces anti-Haftar se sont emparées de Sidra et de l'aéroport de Ras-Lanouf, mais pas de son terminal. Les LNA (Libyan National Army) de Haftar seraient en train de procéder à des frappes aériennes à Ras Lanouf et les milices anti-Haftar s'attaqueraient également à Brega. La situation, cependant, n'est toujours pas fixée.

 

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_ Quelles sont les forces en présence ?

. D’un côté, on trouve les Brigades de défense de Benghazi (BDB), constituées de groupes islamistes alliés à des troupes de l’est du pays. Constituées en mai 2016, elles comprennent d’anciens éléments de l’armée et de la police, opposés à Haftar, ainsi que de diverses milices, y compris islamistes. Adoubées par le mufti de Tripoli, Sheikh Sadeq al-Gheriani, ces brigades ont le soutien de la population de Benghazi, dépouillée ou chassée de la ville par Haftar. Celui-ci, jusqu’à son incursion dans le croissant pétrolier, à la frontière avec la Tripolitaine, combattait essentiellement les groupes islamistes radicaux (parmi lesquels, l’État islamique), dans l’est du pays, en Cyrénaïque, à Benghazi, Derna, Ajdabiya. La prise des terminaux pétroliers avait valu au général, le 15 septembre, d’être promu maréchal par des parlementaires de l’Est.

 

Le pays compte actuellement trois gouvernements : celui, islamo-conservateur, de Khalifa Ghweil à Tripoli, non reconnu par la communauté internationale, celui de Tobrouk, en Cyrénaïque, dont les forces sont commandées par Haftar (LNA), et enfin celui de Fayez Serraj imposé par l’ONU à Tripoli en mars 2016 et, depuis, confiné dans la base navale. Haftar, depuis septembre, se présentait comme l’homme fort de tout le pays. « Le succès de cette offensive met en évidence la faiblesse des forces terrestres du maréchal Heftar, dont le principal atout par rapport à ses ennemis réside dans son aviation de combat », analyse Patrick Haimzadeh, ancien diplomate en Libye. La défaite de Haftar dans ces sites pétroliers serait d’ailleurs due, selon Mattia Toaldo, chercheur au Conseil européen des relations internationales, à la perte de deux avions, récemment. « Il y a aussi des preuves qu’il était soutenu par des mercenaires soudanais, qui l’ont abandonné », ajoute Mattia Toaldo.

  

_ Quels sont les enjeux ?

. Que les BDB conservent ces sites pétroliers ou non, c’est pour elles une belle victoire, notamment de communication. « L’objectif des Brigades de défense de Benghazi n’est pas tant les sites pétroliers eux-mêmes que de revenir à Benghazi », estime Patrick Haimzadeh. La récupération de la ville est, depuis leur formation, leur principale revendication et, selon lui, elles seraient prêtes à céder les sites pétroliers aux milices de Misrata, pour progresser vers l’est. Encore faudrait-il que Benghazi soit prête à les accueillir, ce qui semble tout sauf acquis après des mois de combats. Quoi qu’il en soit, les BDB auront contribué à affaiblir la position de Haftar, qui ne parvient pas à dépasser Brega alors qu’il rêvait d’un destin national. Son image à l’étranger s’en trouve dégradée. « La prise des terminaux en septembre lui avait donné un énorme poids politique. Beaucoup d’acteurs étrangers avaient adopté la version selon laquelle il contrôlait le croissant pétrolier. Cela avait changé le regard sur lui », développe Mary Fitzgerald. Depuis ce retournement de situation, ces derniers jours, l’Égypte et la Russie se sont montrées moins compréhensives.

  

_ Quelles sont les conséquences économiques pour la Libye ?

. Le pétrole représente 95 % des revenus du pays et ce qui affecte sa production a des conséquences sur l’économie du pays, dont l’état était déjà catastrophique. La production, de 1,6 million de barils avant la guerre, était tombée à 350 000, avant de remonter à 700 000 depuis que deux sites avaient rouvert à l’ouest, El Sharara et El Feel. Les revenus qui en étaient tirés étaient bien versés à la Banque centrale. Reste à savoir qui gardera le contrôle du croissant pétrolier. Si les Brigades de défense de Benghazi le conservent, il existe un risque que la production s’arrête tout simplement.

Pour certains, la situation est tellement dégradée que cela ne changerait pas grand-chose : « Honnêtement, même si la production était montée à 800 000 ou à un million, ce serait toujours insuffisant pour compenser le déficit fiscal et budgétaire du pays », assure Mary Fitzgerald. Selon un rapport de la Banque mondiale en 2016, avec 600 000 barils fin 2017, le déficit budgétaire se situerait à 35 % du PIB… Les réserves en devises, elles, sont passées de 107,6 milliards de dollars en 2013 à 43 milliards en 2016. Les retraits de liquide auxquels ont droit les Libyens sont limités, l’inflation atteint des sommets. Mais, pour d’autres, la situation peut encore empirer : « Avec une production de 700 000 et une perspective de 1 million, on pouvait se montrer un tout petit peu optimiste, les réserves de change pouvaient tenir deux ans. Mais sans production, dans un an, l’économie pourrait se dégrader encore plus, il pourrait ne plus y avoir d’argent pour payer les fonctionnaires, 80 % des emplois en Libye », prévoit Mattia Toaldo.


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_ Reste-t-il une possibilité de règlement politique ?

. Difficile, aujourd'hui, de savoir quelles alliances vont se recomposer. « La conséquence immédiate, c'est que le dialogue politique va devenir encore plus compliqué. Avant, on pouvait espérer des rencontres qui ne menaient nulle part. Maintenant, on ne peut même plus s'attendre à ces rencontres », estime Mattia Toaldo. La fragmentation s'accentue et on voit mal comment réunir les pièces, milices et tribus, d'un puzzle qui ne cesse de s'éparpiller depuis la mort de Muammar Kadhafi, en 2011. Cette offensive éloigne encore la perspective d'un apaisement. Ghweil, du gouvernement islamo-conservateur non reconnu par la communauté internationale, s'est renforcé à Tripoli. Il n'est pas très proche des Brigades de défense de Benghazi, mais celles-ci ont tout de même prêté allégeance au mufti de Tripoli. Toute victoire des BDB lui profite. Serraj se retrouve seul, malgré le soutien de l'ONU et de la communauté internationale. À la mi-février, il devait rencontrer Haftar au Caire, grâce à la médiation du gouvernement égyptien, mais celui-ci a finalement refusé de le voir. Il ne semble même pas maîtriser son ministre de la Défense, Mahdi al-Barghati, soupçonné de collusion avec… les Brigades de défense de Benghazi. « La seule chance de Serraj, ce serait que Barghati récupère le croissant pétrolier, cela changerait sa situation », imagine Mattia Toaldo.

 

Quant à Haftar, son image de pourfendeur des djihadistes, qui aurait libéré Syrte de Daech, est sévèrement écornée. « La réalité, c'est que ce sont les forces anti-Haftar qui ont vaincu Daech dans ses bastions de Derna et de Syrte, détaille Mary Fitzgerald. La force dominante était les milices de Misrata, il y avait aussi des milices locales et d'anciens officiers qui s'opposent à lui depuis 2014. Les forces de Haftar, elles, ont combattu Daech et d'autres groupes à Benghazi. » Il pourrait bien pourtant continuer à utiliser cette rhétorique, notamment en direction de Trump, en faisant valoir que les Brigades de défense sont djihadistes, même si c'est exagéré. La suite dépendra des réactions internationales. « La Russie, pragmatique, pourrait cesser de soutenir Haftar.

 

À l'inverse, les États-Unis pourraient être convaincus par l'idée selon laquelle il faudrait attaquer les djihadistes qui ont pris possession du croissant pétrolier, analyse Toaldo. Selon mes projections, on pourrait passer de deux Libye à cinq ou six, selon la forme que prendra cette escalade. » Seule lueur d'espoir, cette lutte entre des acteurs tous aussi faibles, malgré des rapports de force évolutifs, pourrait laisser de la place à d'autres initiatives. Pour Patrick Haimzadeh, « cette nouvelle situation est porteuse de risques d'escalade, mais aucun des protagonistes n'étant en mesure de l'emporter, elle peut aussi être perçue comme une fenêtre d'opportunité pour les bonnes volontés qui travaillent à trouver une issue au blocage. Si elle n'a pas encore donné de résultats concrets, l'initiative en cours de la Tunisie, de l'Égypte et de l'Algérie mérite d'être encouragée, de même que les initiatives de nombreux acteurs locaux en Libye qui œuvrent pour reconstruire le tissu social libyen. »

 

PAR CLAIRE MEYNIAL/ Publié le 07/03/2017/ Modifié le 07/03/2017/ Le Point Afrique

 

http://afrique.lepoint.fr/actualites/libye-la-guerre-du-petrole-07-03-2017-2109980_2365.php


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2 - Pourquoi l’Afrique ne se développe pas

 

Le continent n'exploite pas ses nombreuses richesses et n'a pas su tirer les leçons des modèles sociopolitiques expérimentés à travers le monde. C’est une lapalissade de dire que l’Afrique est un continent riche, tant elle regorge de ressources naturelles. Même si celles-ci ne sont pas inépuisables, l’Afrique est encore riche de ses terres en grande partie cultivables et de ses ressources humaines. Et pourtant, elle peine à se développer —c’est le moins que l’on puisse dire. Au lieu de tirer leçon des succès et des échecs des modèles de développement qui ont été expérimentés de par le monde, elle continue à s’engluer dans ses politiques stériles. Plusieurs facteurs essentiels sont la cause de cette situation.

 

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_ La faillite des politiques

Depuis la fin de la colonisation, presque tous les pays africains ont été dirigés par une élite sans vision politique à moyen ou long terme. Cette élite, qui s’est substituée aux anciens colonisateurs, a été incapable d’ambition et s’est davantage préoccupée d’elle-même que des peuples dont elle prétend défendre les intérêts. Résultat: le système colonial a été purement et simplement perpétué sous une autre forme dans les domaines politique, économique et culturel au fil des années. A cela, il faut ajouter l’insécurité de l’environnement économique qui ne favorise pas les investissements, et le règne de l’informel. L’indépendance est donc devenue une véritable dépendance vis-à-vis des puissances étrangères, en particulier des anciennes puissances coloniales. Faute de réflexions endogènes ou prospectives et de volonté politique en vue d’amorcer un changement par une synergie d’actions, les politiques actuelles sont une navigation à vue. Les Etats sont gérés à la petite semaine par les dirigeants, juste le temps d’accomplir les hautes charges qui sont les leurs.

 

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_ Le marché de consommateurs

Il n’y a pas meilleur marché de consommation que l’Afrique. C’est ce que nous appelons, avec un certain humour, dans nombre de pays africains les «receveurs universels». Comment peut-on se développer quand on consomme tout ce qui vient de l’extérieur sans distinction et qu’on ne produit rien, ou pas grand-chose ?

Le comble, c’est que beaucoup d’Africains ont le complexe suranné de la préférence étrangère. Même quand ce qui est produit localement est de bien meilleure qualité que ce qui est importé. L’extraversion est non seulement un phénomène économique, mais aussi culturel. Et cette tendance doit être inversée par la création et la recherche de qualité, afin que les produits africains puissent être concurrentiels à l’échelle internationale. L’Afrique ne doit pas être uniquement un marché de consommateurs —bien au contraire, elle a tout intérêt à se lancer dans la production tous azimuts. En effet, les Africains doivent encore prouver, comme qui dirait, qu’ils ne savent pas jouer que du banjo.

 

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_ La négligence de l’agriculture

L’agriculture a toujours été reléguée au dernier rang des activités humaines en Afrique. Le paysan est considéré comme un citoyen de seconde zone. C’est le moins que rien. La plupart des Africains veulent être des commis de l’Etat. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, tous les pays africains font de l’agriculture la base de leur développement. Mais ils ne font rien pourtant pour développer cette agriculture. Et ce n’est qu’un euphémisme. Il faut bien le dire, depuis l’époque de la pierre, l’Afrique n’a remplacé l’outil agricole que par le fer. Rien de plus. Ce n’est pas avec la houe et la daba que l’Afrique peut se rendre autosuffisante alimentairement avant de parler de développer son agriculture à des fins de commercialisation ou de transformation. Comme les résultats d’investissements dans ce secteur ne s’obtiennent qu’à moyen ou long terme, cela intéresse peu les investisseurs étrangers et les Etats eux-mêmes. Pourtant, cela concerne la presque totalité de la population du continent. Avec une démographie galopante et un dérèglement climatique qui s’accentue d’année en année, les moyens agricoles traditionnels ne peuvent plus nourrir les nombreuses bouches du continent tant qu’ils n’évolueront pas. Et un homme qui a faim est un homme qui ne pense pas, et par conséquent ne se donne pas les moyens de son développement.


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_ L’inadéquation du système éducatif

Plus de cinquante après les indépendances de la plupart des pays d’Afrique, le système éducatif ne s’est toujours pas adapté aux réalités du monde actuel et à l’évolution des sociétés africaines. L’enseignement élémentaire reste encore un luxe pour la majorité. Et l’enseignement supérieur ne forme en grande partie que des diplômés sans emploi, incapables d’entreprendre ou de s’insérer dans la vie active dès qu’ils quittent leur formation. Malheureusement, dans un tel contexte, l’enseignement technique et professionnel qui devrait être privilégié demeure le parent pauvre du système éducatif africain. C’est une des questions essentielles du développement de l’Afrique à laquelle il convient absolument d’apporter une solution adéquate. 


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_ L’instabilité sociopolitique

On peut compter sur les doigts d’une seule main les pays africains qui peuvent se targuer d’avoir connu une longue stabilité sociopolitique. Or celle-ci est une condition sine qua non du développement. L’Afrique souffre de la faiblesse de son organisation sociale et politique. Tant et si bien que la conjugaison des conflits internes et des appétits voraces externes que suscitent ses richesses ne sont pas pour la prémunir de crises plus ou moins graves. L’une des raisons à cette instabilité chronique et récurrente est la difficulté à s’approprier les principes de la démocratie. Qu’ils accèdent au pouvoir, au pire par un coup d’Etatsuccession dynastique ou au mieux par des élections passablement démocratiques, les chefs d’Etat africains finissent la plupart du temps par succomber à la tentation de la dictature. Grâce à l’absence d’armées républicaines, à la corruption, à l’analphabétisme d’une grande partie des peuples, au clientélisme, au culte de la personnalité et tutti quanti. Toutes choses qui engendrent des conflits sociopolitiques. De manière inconsciente ou non, les peuples africains sont eux-mêmes des usines à dictateurs. 

 

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_ La corruption

La corruption est un véritable fléau en Afrique, qui touche particulièrement les élites. En l’absence d’initiatives individuelles ou collectives de production de richesses, l’Etat reste la seule vache à lait. La politique est ainsi le plus grand pourvoyeur d’emplois et le seul moyen de s’enrichir de façon licite ou illicite sans travailler. Cet état de fait inhibe toute initiative et transforme certains agents de l’Etat, mais surtout ceux qui sont au pouvoir ou proches, en de véritables sangsues. Les économies en sont du coup gangrénées. Si l’argent qui part en fumée au moyen de la corruption était effectivement investi en faveur des populations, l’Afrique aurait fait un grand bond en avant sur la voie du développement. Mais qui refuse de gagner de l’argent sans travailler? Ils ne sont pas légion, ces agents de l’Etat ou hommes politiques en Afrique. De nos jours, ils sont malheureusement comme des espèces humaines en voie de disparition. La bonne gouvernance n’est pas le fort des dirigeants africains. Bien au contraire, c’est ce qui leur permet de rester au pouvoir en organisant des élections truquées d’avance par l’achat de conscience non seulement des électeurs en majorité analphabètes, mais aussi de ceux qui organisent les élections. Quand ils ne sont pas purement et simplement des dignes représentants de groupements économiques et politiques étrangers qui font feu de tout bois à cet effet.

 

Marcus Boni Teiga/ Mis à jour le 05/10/2016/

 

http://www.slateafrique.com/20967/pourquoi-afrique-ne-se-developpe-pas-economie-corruption-agriculture


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3 - Classement 2017 des dix Pays les plus pauvres au monde

 

Le présent classement dresse la liste des pays dans le monde ayant le plus faible PIB. Malheureusement, sans grande surprise tous ces pays sont africains.

  

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10. République Démocratique du Congo (489,8 dollars par habitant) : crises, guerre et conflits

 

Le pays est frappé depuis de nombreuses années par de nombreuses guerres. Pourtant parmi les pays africains au sous-sol les plus riches, la RDC est l’un des pays les plus pauvres en Afrique et dans le monde.

 

9. Libéria (478,7 dollars) : sortie de crise

 

Le pays se remet depuis quelques années de la guerre civile qui a vu la chute de Charles Taylor. A côté de cela, la récente épidémie d’Ebola a demandé d’énormes moyens au pays.


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8. Gambie ( 435,5 dollars) : sortie de crise

 

Alors que le processus politique est en marche plusieurs secteurs en Gambie recherchent des investisseurs. C’est le cas par exemple du secteur du pétrole.

 

7. Mozambique ( 434,9 dollars) : insurrection

 

La population au Mozambique est pauvre. Par exemple tandis que le gouvernement promeut le tourisme, les enlèvements contre rançon sont monnaie courante dans ce pays.

 

6. Niger (412,8 dollars) : terrorisme

 

Le Niger est un pays désertique mais depuis quelques jours, une grande montée des eaux est observée. A côté de cela, 50% du PIB repose sur l’agriculture. Le climat désertique n’est pas pour arranger les choses.


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5. Madagascar ( 382,2 dollars)

 

L’économie malgache est en bonne voie de rémission. En effet, après plusieurs années de faible croissance, cette économie a progressé de 4.0 % en 2016 et devrait s’élever à 4.5 % en 2017.

 

4. Centrafrique (372,2 dollars) : sortie de crise

 

Après la levée de l’embargo sur les ventes, la croissance de l’économie centrafricaine devrait continuer à progresser en 2017. Le sous-sol de ce pays est riche en aluminium, en cuivre, en or, en diamant, en uranium et en pétrole.

 

3. Burundi (287,3 dollars) : crise et violences

 

Le blocage politique au Burundi et les sanctions économiques de la communauté internationale ont mis l’économie burundaise au point mort.

 

2. Malawi (287 dollars)

 

L’économie malawite connait une dépression depuis 2016 suite aux conditions climatiques défavorables induites par El Niño renforçant ainsi la crise alimentaire.


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1.Soudan du Sud (245,9 dollars) : crises et guerres

 

Le Soudan du Sud est indépendant depuis 2011. Encore secoué par des conflits ça et là et le manque d’expérience, le Soudan du Sud se présente comme le pays avec le plus faible PIB dans ce classement.

 

BY EUNICE KOUAMÉ/ ON 15 SEPTEMBRE 2017/

 

https://www.afrikmag.com/classement-10-pays-plus-pauvres-monde-2017/


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4 - Malgré la croissance économique, les conflits s’aggravent en Afrique

 

Dans son rapport annuel publié ce 25 février, Amnesty International évoque une année sombre en matière de droits humains due à une escalade des conflits. Selon l’ONG, cela risque d’accentuer les situations de crise humanitaire et de pauvreté. Sur l’ensemble du continent, la croissance s’élève à 5, 2 %. Ce chiffre flatteur pour l’Afrique est celui de la Banque mondiale dans son récent rapport sur la situation et les perspectives de l’économie mondiale. Le PIB de l’Afrique devrait même s’accélérer en 2016. Dans certaines régions comme en Afrique de l’Est, ce taux avoisine les 7 %. L’Afrique de l’Ouest est aussi un pôle de croissance encourageant. Le Nigeria a annoncé 5,5 % pour cette année, confirmant ainsi sa place de première économie africaine. Mais ces chiffres sont ternis par une triste réalité : la dégradation de la situation des droits humains, comme le souligne le rapport de l’ONG Amnesty International publié ce mercredi 25 février, et qui souligne que l’année 2014 a été marquée par une intensification des conflits et un accroissement du nombre de réfugiés et de personnes déplacées à l’intérieur de leur pays.

 

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_ Quel est le conflit le plus grave en Afrique ?

Depuis 2009, l’insurrection du groupe islamiste nigérian Boko Haram – et sa répression par l’armée nigériane – a provoqué 13 000 morts et 1,5 million de déplacés à l’intérieur du pays. En 2014, Boko Haram a ouvert plusieurs fronts, marquant ainsi une intensification du conflit dans le nord-est du Nigeria et une percée dans les pays voisins comme le Cameroun, le Tchad et le Niger. L’ONG de défense des droits humains fait savoir que l’année a été caractérisée par une intensification des conflits et un accroissement du nombre de réfugiés dans le monde. Le Haut-Commissariat des Nations unies estimait déjà à 50 millions de personnes réfugiées, demandeurs d’asile ou déplacées à l’intérieur de leur pays depuis la fin de la seconde guerre mondiale.

Amnesty International ajoute que si l’organisation islamiste a provoqué des attentats meurtriers et procédé à des enlèvements de masse, comme celui de 276 jeunes lycéennes dans la localité de Chibok, en avril 2014, « moins d’attention a été accordée aux crimes atroces commis par les forces de sécurité nigérianes et leurs collaborateurs envers des personnes présumées appartenir à Boko Haram ou soutenir ce groupe. » En août dernier, l’ONG avait affirmé détenir des preuves matérielles d’homicides commis par l’armée nigériane.


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_ Soudan du Sud : la guerre va-t-elle durer plus longtemps ?

Le rapport d’Amnesty International évoque des dizaines de milliers de civils tués et deux millions de personnes déplacées en raison de la guerre fratricide, à laquelle se livrent depuis décembre 2013 le gouvernement de Salva Kiir et les forces de l’opposition menées par Riek Machar, l’ancien vice-président. Il s’agit du conflit le plus récent, mais où chacune des deux parties impliquées a commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, soutient Amnesty international. « Il ne s’agit pas tant d’une intensification du conflit – dans la mesure où il est récent – que d’un conflit d’une violence inouïe », ajoute Aymeric Elluin, chargé de campagne « Armes et impunité » à Amnesty International France. Les négociations entre les deux camps peinent à aboutir. Sept cessez-le-feu ont été conclus mais aucun n’a été respecté. L’élection présidentielle prévue pour cette année a été repoussée à 2017. Le président Salva Kiir est donc assuré de rester au pouvoir deux ans encore. Cette situation fait craindre une escalade des tensions.

  

_ La Centrafrique est-elle sortie du chaos ?

Près de 5 000 personnes – dont une majorité de civils – sont mortes lors des violents affrontements entre les milices Séléka et les groupes anti-balaka entre 2013 et 2014. « Ce pays est soumis à des tensions de façon continue depuis son indépendance en 1960. Mais les troubles se sont intensifiés en 2013 avant de connaître leur paroxysme en 2014, où on a commencé à parler de “nettoyage ethnique” », précise Aymeric Elluin, d’Amnesty International France. La présence des troupes internationales, dont la force française Sangaris, n’a pas pu empêcher les tueries, les actes de torture et les viols. Aucune solution pérenne n’est encore trouvée pour les centaines de milliers de déplacés liés à la guerre en Centrafrique. La force onusienne de maintien de la paix (Minusca) a démarré ses opérations en septembre 2014, mais le déploiement complet de ses 12 000 soldats et forces de sécurité devrait prendre encore quelques mois, a récemment indiqué Ban Ki-Moon, le secrétaire général des Nations unies. Dans l’ensemble, les violences ont cessé. Mais le pays est toujours ravagé sur un plan humanitaire et logistique après deux années de conflit.


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_ L’Afrique est-elle plus sûre qu’il y a dix ans ?

Les conflits au Nigeria, en Centrafrique, dans l’est du Congo-Kinshasa ou au Soudan du Sud, les attaques des Shebab en Somalie ont créé de véritables pôles d’instabilité sur le continent africain. S’il n’y a pas davantage de conflits que les années précédentes, Amnesty International souligne dans son rapport annuel que ces conflits ont tous la particularité de s’être intensifiés courant 2014. Cela fait entrevoir à l’organisation de défense des droits humains des perspectives plutôt sombres pour la période 2015-2016. « Parallèlement à l’extension de groupes tels que Boko Haram, Al-Shabab ou l’organisation de l’Etat islamiqueau-delà des frontières nationales, un nombre croissant de civils vont être contraints de vivre sous leur contrôle quasi étatique, en butte à des attaques, des persécutions et des discriminations », prévient Anna Neistat, directrice générale du programme de recherche à Amnesty International. Le rapport annuel de l’ONG indique aussi des craintes d’une aggravation des menaces sur la liberté d’expression ainsi qu’une grande détérioration de la situation des réfugiés dans le monde.

  

_ Des solutions existent-elles ?

La force de l’Union africaine mise en place par le Cameroun, le Tchad, le Niger et le Bénin pour lutter contre le groupe Boko Haram est un exemple de ce qui peut se faire à un niveau régional dans la résolution des conflits et pour la protection des personnes. Aujourd’hui, la France soutient l’idée d’une résolution des Nations unies afin d’appuyer cette force. Ce qui a été fait avec l’Amisom, en Somalie. De manière plus générale, le rapport d’Amnesty International indique qu’« il serait souhaitable de limiter davantage le recours aux armes explosives dans des régions peuplées » et que « les dirigeants mondiaux ont toutes les cartes en main pour alléger la souffrance de millions de gens. » L’ONG recommande aussi que les membres permanents du Conseil de sécurité renoncent à leur droit de véto lorsqu’il s’agit de trouver une solution aux atrocités de masse commises dans le monde. Autre piste évoquée dans le rapport d’Amnesty International, l’adhésion des Etats au Traité sur le commerce des armes entré en vigueur le 24 décembre 2014.

 

Par Raoul Mbog/ LE MONDE/ Le 25.02.2015/ Mis à jour le 25.02.2015/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2015/02/25/malgre-la-croissance-economique-les-conflits-s-aggravent-en-afrique_4583189_3212.html


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5 - Au Ghana, Macron réitère son message aux jeunes Africains pour qu’ils restent et réussissent en Afrique

 

Le président ghanéen Nana Akufo-Addo, lui, a plaidé pour que les pays africains cessent de « mendier l’aide » des pays riches. Ultime étape de la tournée africaine d’Emmanuel Macron, la courte visite au Ghana de jeudi 30 novembre a été pensée comme un passage obligé. L’Elysée insiste sur le fait que les vieux schémas coloniaux d’Afrique francophone, anglophone ou lusophone doivent désormais être dépassés, que la francophonie doit être « moins défensive » et constituer « un facteur d’intégration ». Coincé entre trois pays francophones, présidé par Nana Akufo-Addo, francophile revendiqué, à la différence de certains de ses prédécesseurs, modèle démocratique qui a connu trois transitions pacifiques, loué pour le dynamisme économique de son secteur privé, le Ghana semblait tout désigné pour accueillir la première visite d’un président français depuis son indépendance, il y a soixante ans.

 

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_ L’Europe derrière la Chine

M. Macron a salué en son hôte l’incarnation d’« une nouvelle génération de leaders en Afrique qui croit dans une nouvelle histoire pour l’avenir et la jeunesse. » Accompagné du premier ministre néerlandais, Mark Rutte — une façon de souligner que la diplomatie française entend impliquer davantage les Européens dans les questions africaines —, le chef de l’Etat a notamment estimé anormal que « l’Europe » soit « derrière la Chine » au Ghana. Pour sa part, Nana Akufo-Addo a rendu hommage à « la détermination d’Emmanuel Macron » à poursuivre l’engagement militaire de la France au Sahel et a tracé les contours de son ambition pour le Ghana : s’émanciper de l’aideoccidentale et suivre le modèle de l’Irlande, passée de terre d’émigration à un statut d’île start-up. Les deux présidents ont plaidé pour que les jeunes Africains restent et réussissent en Afrique, plutôt que de « croire à un eldorado en Europe », pour le Français, ou que de « mendier l’aide » des pays riches, pour le Ghanéen. M. Macron a insisté sur le fait que « l’Europe doit avoir une politique de coopération pour qu’un jeune Africain puisse se dire qu’il va réussir formidablement dans son pays », par exemple y « développer son entreprise ».

 

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_ La crise togolaise

Au-delà des hommages de circonstance et des promesses de renforcement des relations bilatérales, cette visite a aussi été l’occasion d’aborder la crise politique qui secoue le Togo, voisin oriental du Ghana. Depuis août, des manifestations s’y succèdent pour réclamer le départ du président Faure Gnassingbé, dont la famille dirige depuis un demi-siècle le pays. Alors que le président en exercice de l’Union africaine, le guinéen Alpha Condé, recevait ces jours derniers à Paris les dirigeants de l’opposition togolaise, M. Macron avait déclaré la veille, sur RFI et France 24, souhaiter que « le peuple puisse s’exprimer librement. (…) Dans ce pays, comme dans quelques autres, il faut un cadre électoral dans lequel les oppositions puissent aller à un processus électoral contrôlé qui peut aboutir à une confirmation démocratique ou à l’alternance. La conservation longue du pouvoir, sans processus électoral et sans cadre pluraliste, n’est pas une bonne chose. »

 

Nana Akufo-Addo, qui tente de jouer les médiateurs dans cette crise, n’a pas fait savoir quelle était sa position, ni quelles sont ses solutions pour sortir de l’impasse politique entre une opposition qui exige le départ du président togolais du pouvoir et un chef de l’Etat qui souhaite modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat en 2020. De bonne source, le président ghanéen souhaite « engager un dialogue politique en mettant tous les sujets difficiles relatifs au processus électoral sur la table. » En revanche, ce dernier ne serait pas prêt à défendre une position « maximaliste » et à demander à Faure Gnassingbé de se retirer de la présidence.

 

Par Cyril Bensimon (Accra, envoyé spécial)/ LE MONDE/ Le 30.11.2017/ Mis à jour le 05.12.2017/

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/30/au-ghana-macron-reitere-son-message-aux-jeunes-africains-pour-qu-ils-restent-et-reussissent-en-afrique_5222902_3212.html


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6 - « En Afrique, la mondialisation conduit à la violence au moment des élections »

 

Pour Jakkie Cilliers, de l’Institute for Security Studies, la multiplication des conflits armés est due au fait que les Etats n’ont pas la capacité de faire respecter la loi. Président du conseil d’administration de l’Institute for Security Studies basé à Pretoria, en Afrique du Sud, Jakkie Cilliers dirige un programme sur l’avenir et l’innovation. Il a présenté le 14 novembre le texte qui suit dans le cadre de la quatrième édition du Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en AfriquePour le programme sur l’avenir et l’innovation en Afrique (AFI), je fais des prévisions à long terme et des analyses de tendances globales. Regardons donc d’où nous venons. Les conflits armés en Afrique ont atteint leur apogée en 1990-1991 à la fin de la guerre froide. Par la suite, cela a diminué jusqu’aux années 2005-2006 et demeuré à des niveaux relativement bas jusqu’en 2010. Les conflits armés en Afrique ont ensuite augmenté à partir de 2010, mais pas aux niveaux enregistrés à la fin de la guerre froide. Depuis 2015, ces conflits se sont stabilisés et ont commencé à diminuer.

  

_ La nature des violences a changé

Aujourd’hui, il y a beaucoup plus d’acteurs non étatiques – une plus grande fragmentation des groupes armés. Ce n’est donc pas un gouvernement contre un groupe armé, mais un gouvernement contre de nombreux groupes armés. Les insurgés sont souvent divisés et parfois même se combattent entre eux. Le terrorisme a également augmenté, mais selon la définition que l’on retient de ce terme, le terrorisme a toujours été beaucoup plus répandu en Afrique qu’ailleurs. On peut toutefois se demander si le terrorisme extrémiste violent va passer du Moyen-Orient à l’Afrique. Est-ce en Afrique qu’Al-Qaida et l’Etat islamique tourneront leurs prochaines vidéos ? Les turbulences antigouvernementales sont plus fortes. Dans les pays développés, la mondialisation conduit au populisme de droite. En Afrique, elle conduit à la désaffection et à la violence au moment des élections.

 

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_ Sept facteurs de la violence en Afrique

1.La pauvreté Les conflits armés internes sont beaucoup plus fréquents dans les pays pauvres que dans les pays riches. Ce n’est pas parce que les pauvres sont violents, mais parce que l’Etat n’a pas la capacité de faire respecter la loi et l’ordre. L’impact de la pauvreté est exacerbé par les inégalités – comme en Afrique du Sud. Inégalité plus pauvreté égalent violence et parfois extrémisme. Aujourd’hui, environ 37 % des Africains vivent dans l’extrême pauvreté (460 millions de personnes). D’ici à 2030, 32 % des Africains (548 millions de personnes) vivront probablement dans l’extrême pauvreté, si bien que, même si le pourcentage diminue (environ 5 % de moins), les chiffres absolus devraient augmenter d’environ 80 millions (en raison de la croissance démographique). Sur la base d’une trajectoire de croissance actuelle d’environ 4 % du PIB par an pour les 55 pays africains, il est très improbable que l’Afrique atteigne le premier des objectifs de développement durable de l’ONU visant à mettre fin à la pauvreté absolue. Ainsi, s’il existe une forte corrélation entre pauvreté et instabilité, l’Afrique risque de rester turbulente. Le rapport entre le développement et la croissance est aussi un élément perturbateur.

 

2. La démocratisation Le processus de démocratisation peut déclencher la violence à court ou moyen terme, en particulier au moment des élections. Les événements au Kenya en constituent un exemple récent. Là où il y a un déficit démocratique important, comme ce fut le cas en Afrique du Nord avant le « printemps arabe », les tensions s’accumulent. Là où le niveau de démocratie est inférieur à celui d’autres pays ayant des niveaux de revenu et d’éducation similaires, ce déficit démocratique (manipulation de la Constitution, troisième mandat…) conduit à l’instabilité. 


3. Le type de régime La plupart des pays stables sont soit des démocraties à part entière, soit des autocraties à part entière. Le régime de la plupart des pays africains est mixte, c’est-à-dire qu’ils ont des éléments des deux et se situent quelque part entre les deux. Ils ont la façade de la démocratie, mais ils n’ont pas beaucoup d’éléments de démocratie de fond. Les régimes mixtes sont intrinsèquement plus instables et davantage sujets à des perturbations que les démocraties pleines ou les autocraties pleines.

 

4. La structure de la population La population africaine est jeune. L’âge médian en Afrique est de 19 ans. En France, pays relativement jeune selon les standards européens, il est de 41 ans. Ainsi, 22 % des Français ont entre 15 à 29 ans comparé aux 47 % en Afrique. Les pays jeunes sont plus turbulents. Les jeunes hommes sont généralement responsables de la violence et de la criminalité. C’est également le cas en Afrique. Le manque d’emplois chez les jeunes et des taux d’urbanisation élevés provoquent l’exclusion sociale, source d’instabilité.

 

5. La répétition des violences Les violences passées sont souvent annonciatrices de la violence future. Des pays comme le Mali, la République centrafricaine et la République démocratique du Congo (RDC) sont pris au piège dans un cycle de violence très difficile à briser. Cela demande un effort considérable et très coûteux, nécessitant souvent une mission de paix multidimensionnelle de grande envergure.

 

6. Un mauvais voisinage Il accroît le risque de violence parce que les frontières ne sont pas contrôlées et que la police est absente des zones rurales. La plupart des conflits en Afrique sont soutenus par des pays voisins.

 

7. L’augmentation des inégalités et du terrorisme transnational L’Afrique est un continent d’inégalités où la croissance ne se traduit donc pas par une réduction de la pauvreté. Globalement, nous sommes dans un contexte de faible croissance depuis 2007-2008. Auparavant, l’Institute for Security Studies (ISS) prévoyait une croissance moyenne de 6 % jusqu’en 2030, 4 % maintenant. L’Afrique a besoin d’une croissance de 7 % ou plus pour réduire la pauvreté et créer des emplois. En Occident, la faible croissance alimente le populisme. En Afrique, elle conduit souvent à la violence.

Dans ce contexte, l’objectif de l’Union africaine de « faire taire les armes à feu d’ici à 2020 » est irréaliste. Nous, Africains, partons sur de mauvaises bases et nous sommes surpris lorsque le reste du monde ne nous prend pas au sérieux. En effet, la violence restera inévitablement une caractéristique de plusieurs pays africains pour de nombreuses années à venir.

 

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_ Que peut-on faire ?

J’ai fait valoir que l’Afrique restera turbulente parce qu’elle est pauvre et jeune, mais aussi parce qu’elle est en croissance et dynamique. Le développement est perturbateur, mais il offre aussi d’énormes possibilités. Mais aujourd’hui, les Etats africains clés, comme le Mali et la RDC, semblent plus faibles, plus fragiles que jamais. Il semble que nous puissions améliorer les approches actuelles. Reconnaître que le maintien de la paix et les efforts extérieurs ne peuvent régler les problèmes internes. D’un côté, le maintien de la paix par l’ONU est coûteux et désuet. D’autre part, l’Afrique n’a pas les ressources nécessaires pour mener des opérations de maintien de la paix multidimensionnelles de grande envergure et la communauté internationale n’est pas disposée à investir substantiellement dans la paix en Afrique. Nous devons plutôt mettre en place des systèmes et des institutions à faible coût pour la prévention, la gestion et la reconstruction post-conflit en cours. Nous devons sérieusement aider nos voisins.

  

_ Sept recommandations

1. A long terme, seule une croissance économique rapide et inclusive combinée à une bonne gouvernance peut contribuer à éliminer les facteurs de violence. L’emploi dans le secteur formel est fondamental. Quel sera l’impact potentiel de la quatrième révolution industrielle sur l’Afrique ? L’ISS a récemment publié une prévision sur l’impact et l’avenir de l’aide au développement en Afrique jusqu’en 2030. Il est clair que les pays à revenu intermédiaire font des progrès pour attirer l’investissement étranger direct (IED) mais que les pays pauvres resteront tributaires de l’aide.

 

2. Le renforcement des capacités nationales pour appuyer la bonne gouvernance, l’Etat de droit, le contrôle des frontières et, d’une manière générale, la gestion des populations doivent être placée au cœur de nos efforts. Les pays doivent avoir des systèmes d’état civil nationaux, des contrôles efficaces aux frontières, des systèmes de justice pénale qui fonctionnent… Les Africains réclament également la démocratie. Il est difficile de faire ces deux choses en même temps. Il faut améliorer la qualité de la gouvernance. La marginalisation, le manque de voix, l’absence de responsabilité sont au cœur de l’instabilité. Les organisations régionales et les gouvernements voisins doivent prendre la question de la gouvernance au sérieux.

 

3. Ne nous étonnons pas si la violence se généralise en RDC, au Zimbabwe, au Burundi, en Ouganda… Dans tous ces pays, une petite élite a confisqué le pouvoir. Ils ont fait passer des lois sur la responsabilité des gouvernants, mais cela n’a pas été suivi d’effets. Et d’une manière générale, le reste du continent a regardé ailleurs.

 

4. Le travail de l’ISS et un rapport récent du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) concluent qu’une certaine forme d’action gouvernementale a servi de « point de basculement » incitant des personnes à rejoindreun groupe extrémiste. Par exemple, « le meurtre ou l’arrestation d’un membre de la famille ou d’un ami ». La réforme du secteur de la sécurité est importante pour lutter contre le terrorisme. Nos systèmes militaires, politiques, de gendarmerie et de renseignement ne sont généralement pas tenus de rendre des comptes. Ils agissent en toute impunité et sont souvent à l’origine de nombreux problèmes.

 

En outre, l’Afrique semble avoir adhéré à l’approche américaine de la guerre contre le terrorisme – en s’appuyant sur l’armée pour répondre à une menace, le terrorisme, qui nécessiterait avant tout une approche fondée sur le renseignement et des enquêtes respectant l’Etat de droit. Nous serions bien avisés de revenir à une intervention des services de renseignement et de police plutôt qu’à une intervention militaire contre le terrorisme dans la mesure du possible.

 

5. Les liens entre la criminalité transnationale organisée et le terrorisme se développent. D’une certaine façon, nous avons assisté à la fin des guerres conventionnelles entre Etats. Le monde entier est maintenant un champ de bataille. Le terrorisme et les attaques contre des civils peuvent intervenir partout.

Les paradis fiscaux, la corruption des gouvernements africains, le vol par les élites dirigeantes, tous ces phénomènes alimentent la radicalisation. L’Afrique et l’Europe doivent unir leurs efforts pour mettre fin aux paradis fiscaux, à l’évitement fiscal et au blanchiment d’argent. Presque tous ces paradis fiscaux se trouvent dans les pays riches, pas en Afrique où les taux d’imposition effectifs payés par les multinationales sont par exemple très bas.

 

6. L’inégalité croissante et la concurrence croissante dans le secteur des ressources nous menacent tous. Nous devons intensifier nos efforts pour réguler le monde, y compris grâce à la réforme du Conseil de sécurité des Nations unies. L’Afrique doit continuer à défendre le consensus d’Ezulwini – texte de l’Union africaine prônant notamment une réforme du Conseil de sécurité –, mais elle doit aussi sortir des sentiers battus. Cela signifie que nous devons faire pression pour une véritable réforme du Conseil de sécurité des Nations unies qui est la clé de voûte de la gouvernance mondiale en matière de sécurité. A la différence de beaucoup d’autres, je pense qu’une véritable réforme est possible, mais elle exigerait que des pays comme la France renoncent à leur droit de veto et à leur siège permanent.

 

7. Une coopération internationale et régionale beaucoup plus poussée est nécessaire. Le maintien de la paix en Afrique a besoin de l’ONU. Aucun effort ne devrait être ménagé pour transférer une partie des contributions des Etats membres des Nations unies pour financer le maintien de la paix en Afrique.

 

Par Jakkie Cilliers/ LE MONDE Le 28.11.2017/ Mis à jour le 28.11.2017 /

 

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/28/en-afrique-la-mondialisation-conduit-a-la-violence-au-moment-des-elections_5221663_3212.html


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7 - IMPACT DE LA CRISE AU TOGO SUR SON ÉCONOMIE

 

L’économie du Togo est susceptible d’être ralentie par la crise socio-politique que traverse le pays. Le taux de croissance de l’économie togolaise connait déjà une baisse depuis quelques années. En 2016, le taux de croissance était de 5.1%. Soit une baisse de 0.2% par rapport à l’année 2015. Une hausse de ce taux était prévue par le Fonds Monétaire International pour l’année 2017. Une mission de l’organisation est actuellement au Togo. Les crises de ces derniers mois vont entraîner une révision de cette prévision à la baisse. 



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Rien qu’au lendemain de la première série de marches organisée par l’opposition, le gouvernement a annoncé une perte quotidienne d’1,5 milliards de FCFA pour les services compétents. Et cela, sans compter le coût de la censure d’internet. Coût qui n’a pas été publié. La structure productive du pays a aussi pris un coup. Dans le dernier rapport Doing Business sur l’amélioration du climat des affaires, le Togo avait été classé 154ème sur 190 pays. L’état actuel de la situation dans le pays ne saurait pourtant assurer une bonne marche des activités ou travailler à accroître l’économie.

 

Afin de limiter la casse, l’Office Togolais des Recettes prévoit mobiliser 681 milliards de recettes fiscales au titre de l’année 2017. Mais avec les marches à venir pour les 7,8 et 9 Novembre, le pire est à craindre pour l’économie. En plus des coûts financiers, ces marches ont entrainé des morts et des blessés. La France a appelé le mercredi dernier l’opposition et le gouvernement à « un dialogue immédiat ».

 

BY LAURA KETOGLO/ OCTOBRE 29, 2017/

 

https://www.initiatyvs.com/impact-de-la-crise-au-togo-sur-son-economie/


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8 - Togo : les conséquences économiques des manifestations

 

Les jours se suivent et se ressemblent à Lomé, la capitale du Togo qui vit ces dernières semaines au rythme des manifestations et des contre-manifestations.Alors qu‘à première vue, les affaires continuent leur cours comme d’habitude, de nombreux entrepreneurs se plaignent des conséquences désastreuses que certaines mesures liées aux événements, telle que la coupure d’internet, ont sur leur business.  “Aujourd’hui, nous autres jeunes entrepreneurs, internet fait partie de cet outil que nous utilisons le plus pour faire vendre nos activités et faire connaître nos activités, raconte Marcel Agbedanou, qui possède un cyber-café. Aujourd’hui, internet est coupé et ce n’est pas la première fois. La semaine passée, internet était déjà coupé. Il faut dire que c’est vraiment déplorable….”


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« il y a une diminution pendant la période des manifestations des entrées et sorties des camions du port. »

  

Les journées de mercredi et de jeudi ont été rythmées par des manifestations de l’opposition. Mais aussi celle du pouvoir. Dans le camp du président Faure Gnassingbé, on pointe du doigt une agitation qui fait perdre de l’argent au pays. “Il y a un impact sur l‘économie, avertit Djossou Semondji, un conseiller du chef de l‘État. Quand vous regarder l‘évaluation que l’OTR (Office togolais des recettes) fait des manques à gagner de recettes, sur les deux jours (de manifestations), nous avons presque 1 milliard 500 millions de francs CFA de manque à gagner et il y a une diminution pendant la période des manifestations des entrées et sorties des camions du port. C’est quelque chose qui inquiète. C’est inquiétant.” Des arguments que rejettent les responsables de l’opposition qui demandent le départ de Faure Gnassingbé dont la famille dirige le pays depuis 50 ans.

 

William Bayiha avec Reuters/ 21/09/2017

 

http://fr.africanews.com/2017/09/21/togo-les-consequences-economiques-des-manifestations//


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9 - L'économie africaine en 2017 de A à Z

 

L’économie africaine est l’un des principaux points d’observation de l‘évolution de l’actualité du continent. Au cours de l’année 2017, la croissance du continent a globalement repris des couleurs, les États, les entreprises et les ressources humaines ont continué à mener la bataille du développement à travers l’Afrique. En guise de vade-mecum d’une année riche, africanews.com vous propose une revue non exhaustive de quelques thèmes qui ont marqué actualité économique et financière sur le continent.

 

 

_ Agriculture

Au-delà des statistiques, l’agriculture constitue le poumon économique de plusieurs pays du continent que ce soit la Côte d’Ivoire, le Ghana ou le Cameroun. Point commun de ces trois pays, c’est qu’il s’agit du trio de tête de la production de cacao du continent. Les deux premiers représentent à eux deux 60 % de la production mondiale. Et la saison 2016-2017 n’a pas été à la hauteur des espérances surtout pour la Côte d’Ivoire qui avait prévu de rémunérer ses planteurs à 1 100 francs le kilo de fèves cette année, mais qui s’est résolu à ne leur verser que 700 francs du fait de la chute des cours de l’or brun. Du point de vue institutionnel, l’agriculture a encore été le credo de la Banque africaine de développement et de son président. À plusieurs occasions, Akinwumi Adesina a rappelé que le secteur reste le principal pourvoyeur d’emplois du continent avec plus de la moitié de la population qui en vit directement.

 

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_ BÉAC

La Banque des États de l’Afrique centrale a eu une année année 2017 mouvementée du fait de la fragilité de la santé économique des États de la sous-région CEMAC. Le gouverneur de l’institution a dû mettre sur pied un dispositif financier début juin afin d’apporter des liquidités en urgences aux banques commerciales de la zone menacées de déficit de trésorerie. 
Même si Abbas Mhamat Tolli a tenté de rassurer les marchés en indiquant qu’il s’est agi d’une solution “anticipative”, il convient de rappeler que dans certains pays, les décaissements aux guichets des banques avaient déjà considérablement été ralentis par une raréfaction des liquidités.

 

 

_ Croissance

Après une année 2016 difficile pour de nombreux pays du continent, 2017 a permis aux économies de reprendre quelques couleurs avec la reprise de la croissance. Le Fonds monétaire international a d’ailleurs confirmé ses prévisions en octobre dernier. La croissance du produit intérieur brut des 45 pays d’Afrique subsaharienne s’est établi en moyenne à 2,6 %. L’année dernière, le FMI avait indiqué que ce taux s‘établissait à 1,4 %. Afrique du Sud, Nigeria, Angola : trois pays dont l‘économie repose sur l’exploitation des matières premières minérales et qui sont timidement sortis du vert. Les prévisions du FMI si elles continuent à se vérifier sont de bons augures pour l’année prochaine. Elles prévoient une croissance moyenne en Afrique de 3,4 % en 2018.

 

 

_ Dette

Les questions sur le niveau de la dette ont de nouveau envahi les colonnes de la presse spécialisée en 2017. L’Afrique est-elle trop endettée, risque-t-elle de se retrouver dans le cercle vicieux d’un sur-endettement qui va l‘étrangler ? Si ces questions sont récurrentes depuis au moins l’an 2010, avec la généralisation des prêts chinois, elles ont connu une nouvelle actualité avec le retour en force du FMI dans le système financier de plusieurs pays africains : États de la CEMAC, Ghana, Côte d’Ivoire, Égypte, etc. À côté de cela, certaines initiatives ont interrogé sur l’opportunité des projets qui poussent les gouvernements africains à recourir à l’endettement. C’est le cas des 2 milliards d’euros de prêt que la Côte d’Ivoire a contracté auprès de la France pour la Construction d’un ligne de métro à Abidjan.

 

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_ Échanges intra-africains

Il serait bien plus simple de dire ce qui a mille fois été dit au sujet du commerce intra-africain. Mais sur cette question, comme sur d’autres, la réalité est bien plus complexe. D’autant plus complexe que l’année 2017 a vu le succès de plusieurs initiatives pour encourager et faciliter les échanges entre les pays et les peuples du continent. La plus récente a été la décision des chefs d‘États et de gouvernement de la CEMAC d’implémenter effectivement la libre circulation des personnes et des biens (voir la fiche sur la libre circulation). Mais il y a aussi l’ouverture des pays d’Afrique du nord en direction du reste du continent. La palme d’or des initiatives revient sans conteste au Maroc qui entend multiplier les échanges avec les pays de l’Afrique de l’Ouest. En août dernier, le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a lui aussi surpris son monde en initiant une tournée qui l’a conduit en Tanzanie, au Rwanda, au Gabon et au Tchad. Au menu des échanges avec ses homologues, lutte anti-terroriste et développement des relations commerciales.

 

 

_ Franc CFA

Pour ou contre le franc CFA ? La question a suscité des débats passionnés tout au long de l’année. Mais il a véritablement été catalysé par la mise à feu à Dakar, le 19 août, d’un billet de 5 000 francs CFA par l’activiste franco-béninois Kémi Séba. Poursuivi par la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest, il est relaxé et expulsé dans la foulée du Sénégal. Assez pour exposer au grand jour, les termes du débat qu’animent les politiciens et économistes depuis des décennies dans l’anonymat des amphithéâtres ou le brouhaha des meetings. Alors même qu’il avait déjà lancé une série de manifestations contre le franc CFA, Kémi Séba a profité de la polémique pour intensifier ses appels au retrait de cette monnaie héritée de l‘ère coloniale et encore en vigueur dans 14 pays africains naguère colonisés par la France.

 

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_ Grands projets

Même si l’effervescence des grands projets d’infrastructures en Afrique semble s‘être calmée ces trois dernières années du fait de la chute des cours des matières premières, certains pays semblent avoir gardé quelques sous pour accomplir le projet de leur rêve. Parmi ceux-ci, citons le Kenya qui a inauguré une ligne de chemin de fer moderne entre la capitale Nairobi et le port de Mombasa. Autre exemple le Mozambique qui, malgré des problèmes de dette cachée avec le FMI, s’attèle à la construction du plus long pont suspendu d’Afrique. Autre record enfin, l‘Éthiopie qui semble ne pas connaître de crise. Le pays a annoncé la mise en eau du barrage de la Renaissance sur le Nil. Malgré des problèmes prévisibles avec le voisin égyptien, situé en aval et dont la vie économique est rythmée depuis la préhistoire par le rythme naturel du fleuve, l‘Éthiopie a réussi à ériger le barrage le plus haut jamais construit en Afrique.

 

 

_ Humain

“Il n’est de richesse que d’hommes”. L’idée avancée par l‘économiste français Jean Bodin au 17e siècle n’a pas encore réussi à faire l’unanimité malgré le temps qui passe. Elle a encore trouvé un fervent adversaire depuis l‘élection d’un nouveau président à la tête de la République française. Emmanuel Macron a débuté son mandat par une retentissante polémique. « Dans un pays qui compte encore 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien », avait-il fait remarquer lors d’une conférence de presse en marge du sommet du G20. Une idée qu’il a répétée à l’envie lors de son passage à l’université de Ouagadougou : l’Afrique est trop peuplée. Ce point de vue a été repris par la CEDEAO qui a publié un communiqué demandant une limitation à trois du nombre d’enfants par femme. À noter qu’après l’Asie, l’Europe est le deuxième continent le plus densément peuplé avec près de deux fois plus d’habitants au kilomètre carré que l’Afrique.

 

 

_ Inflation

C’est tout simple. Aucune région du monde n’a enregistré des taux d’inflation similaires à ceux qui ont été relevés en Afrique pendant la dernière décennie. L’affirmation est de la Banque africaine de développement qui note qu’entre 2006 et 2016, l’inflation annuelle moyenne à travers le continent a atteint 12,4 %. Un taux à mettre en rapport avec la moyenne mondiale qui est de 3,5 %. Les prix ont bondi en Afrique plus vite qu’en Inde (4,8), en Amérique latine et dans les Caraïbes (4,2%), dans les pays émergents et en développement d’Asie (3,3%), aux États-Unis (2,7%) et dans la zone Euro (1,7%). À l’inverse au Soudan du Sud, en Angola et en Libye, pour ne s’en tenir qu’au trio de tête, les prix ont respectivement bondi de 444,1 %, 30,4 % et 25,8 % !

 

 

_ JICA

L’Agence japonaise de coopération internationale n’est sans doute pas la plus médiatisée des agences de coopération. En 2017 cependant, elle a poursuivi un travail en sous-main pour la construction et/ou la réhabilitation des infrastructures de communication essentielles pour les échanges économiques dans plusieurs pays africains. En République démocratique du Congo, l’agence s’est par exemple investie dans les travaux de réhabilitation du pont Maréchal à Matadi. D’une manière générale, la JICA est le bras armé du gouvernement nippon dans la mise en oeuvre des résolutions de la sixième Conférence de Tokyo pour le développement de l’Afrique.

 

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_ Kenya Airways

Kenya Airways, l’un des fleurons de l’aéronautique en Afrique pique du nez. Alors que la compagnie a célébré dans le faste son 40e anniversaire en début d’année, il a fallu en octobre dernier la main secourable de l‘État kényan pour lui éviter la faillite. C’est que malgré ses habitats d’apparats, Kenya Airways a enregistré sur l’exercice annuel 2016 une perte nette de 230 millions d’euros. La “fierté de l’Afrique” a fait les frais d’un contexte général défavorable et de choix stratégiques visiblement hasardeux. Coût du pétrole, taux d’emprunt élevés, la compagnie a aussi souffert d’une concurrence plus forte des compagnies aériennes du golfe en Afrique de l’Est, mais surtout de l‘émergence d‘Éthiopian Airlines.

 

 

_ Libre circulation

Si l’Afrique centrale et la CEMAC ont mobilisé le débat sur la libre circulation des personnes et des biens en Afrique, il est nécessaire de souligner qu’il ne s’agit qu’un développement de l’actualité parmi tant d’autres. La question de la libre circulation a aussi été adressée par des pays aussi divers que le Bénin ou le Kenya. On se rappelle que le président béninois Patrice Talon a décidé en 2016 de la suspension des visas d’entrée sur son territoire aux Africains. En mai 2017, son homologue Uhuru Kenyatta lui a répondu en ouvrant également ses frontières aux ressortissants kényans. Le chef de l‘État kényan est allé plus loin dans sa volonté de promouvoir la libre circulation. Lors de son discours d’investiture, il a demandé la levée de toutes les entraves qui empêchent l’entrée au Kenya des citoyens des autres pays d’Afrique de l’Est. Une décision saluée par les syndicats locaux qui y voient une opportunité de développement économique pour l’ensemble de la sous-région.

 

 

_ M-Akiba

Le Kenya est considérée comme le berceau de la finance mobile à travers le monde. Et le pays compte bien tenir sa réputation. La banque centrale kényane a décidé de lancer un emprunt obligataire via le mobile. Le dispositif a été baptisé M-Akiba. Pour la première expérience, le ministre des Finances Henry Rotich a dit vouloir lever par ce système, 150 millions de shillings. L’idée est de donner la possibilité à la plus grande majorité des Kényans de répondre aux sollicitations du gouvernement en matière d’obligation du Trésor, ce d’autant plus que la mise était rémunérée à hauteur de 10 % tandis que le principal devrait être remboursé en 2020. Le M-Akiba était à sa première tentative et a réussi à lever les sommes sollicitées, même si l’engouement escompté par le gouvernement n’a pas été de mise.

 

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_ Nucléaire

L’Afrique, c’est connu, est l’un des principaux pourvoyeurs de combustibles à l’industrie nucléaire à travers le monde. Mais assez paradoxalement, les pays du continent n’ont presque pas une industrie nucléaire locale. Et c’est ce que souhaitent changer certains États tels que l’Afrique du Sud, l‘Égypte ou le Ghana. Et des projets nucléaires dans ces trois pays, il en a beaucoup été question au cours de l’année 2017, en commençant par Pretoria. La Nation arc-en-ciel est en effet le seul pays du continent qui, du fait des relations du régime de l’Apartheid, a une histoire nucléaire solide avec des centrales qui ont été démantelées pour la plupart il y a 30 ans. Désormais, le gouvernement entend poursuivre un programme d’expansion nucléaire qui se veut à la fois ouvert, transparent, rentable et compétitif. En tête de pont de ce mouvement, l’entreprise russe Rosatom qui entend également travailler avec la Zambie et l’Ouganda.

 

 

_ Or noir

Malgré la persistance de la crise des matières premières, l’année 2017 aura globalement été meilleure que la précédente du fait d’un respect quasi-parfait de l’accord entre les pays de l’Opep et les pays non-membres de l’Opep qui prévoit un contrôle de la production. Pour ne prendre que les cours du pétrole – Brent, il s’est en moyenne négocié à 51,68 dollars/baril contre 43,55 dollars l’année dernière, selon le ‘‘Portail des statistiques’‘:https://fr.statista.com/statistiques/564928/prix-annuel-du-brent-britannique-1976/. Des chiffres bien meilleurs, mais loin d‘être rassurants au regard du désarroi dans lequel la chute brutale des cours du pétrole a plongé la plupart des pays producteurs mi-2014. Car si l’accord Opep-non-Opep fonctionne, il est fondamentalement remis en question par les États-Unis, pays non signataire qui inonde le marché de pétrole de schiste. En 2017, et pour le malheur de nombre d‘économies africaines, Washington a confirmé son statut de « pays flottant » dont les caprices de la production peuvent affecter l’ensemble du marché pétrolier.

 

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_ Pêche illégale

L’année 2017 n’a pas fait exception à ce qui est devenu une tendance sur les côtes africaines : le fléau de la pêche illégale. Tout au long de l’année, des dizaines de navires-pirates, pour la plupart chinois ont été arraisonnés sur la côte occidentale du continent. Entre mai et juin, les inspecteurs des pêches de la Guinée, de la Guinée-Bissau, de la Sierra Leone et du Sénégal, accompagné de l’ONG Greenpeace ont mis la main sur 17 bateaux qui se livraient à l’odieuse besogne. Et la manœuvre n’avait duré que 20 jours. Si les Chinois sont les premiers sur la liste des animateurs de la pêche illégale dans les eaux africaines, il faut aussi relever la présence de navires coréens et européens. En 2016, l’ONG Africa Progress Panel estimait à 1,3 milliard de dollars américains le coût de la pêche illégale en Afrique.

 

 

_ Querelles économiques

Jusqu’au bout, l’année 2017 aura tenu en haleine les autorités tchadiennes qui espéraient un dénouement heureux des négociations entamées avec Glencore au sujet d’une dette de près d’1 milliard et demi de dollars. Un dossier dans lequel, le Tchad accuse la multinationale suisse d’avoir profité d’un délit d’initié pour lui ravir la quasi-totalité de sa production pétrolière. Le 20 décembre dernier, la presse a annoncé l‘échec de la conciliation qui avait été engagée entre les deux parties. Si ce dossier promet des suites en 2018, il en est de même pour celui qui oppose de la même manière la Gambie à la compagnie African Petroleum en charge de l’exploration. L’entreprise a traîné le gouvernement gambien devant le CIRDI alors que les autorités l’accusent de n’avoir pas respecté ses engagements. Un dossier clos a également retenu l’attention : celui qui a opposé le Ghana à la Côte d’Ivoire au sujet de réserves pétrolières exploitées par Accra et sur lesquels Abidjan revendiquait sa souveraineté. Le Tribunal maritime international du droit de la mer (TIDM) a tranché fin septembre en faveur du Ghana.

 

 

_ Récession

La situation économique de l’Afrique est contrastée alors qu’il faut faire le bilan de l’année 2017. Et l’Afrique du Sud est un excellent exemple de ce qui a été observé à travers le continent. Le pays est sorti de la récession début septembre après avoir enrégistré un taux de croissance de 2,5 % pa rapport au premier trimestre de l’année. La Nation arc-en-ciel était pourtant entrée en récession quelques mois plus tôt après le recul de son PIB de 0,3 % au dernier trimestre 2016 et de 0,7 % au premier trimestre 2017. En même temps que l’Afrique du Sud, le Nigeria a aussi annoncé une croissance de 0,55 %. Un chiffre timide qui a pourtant marqué la fin d’une année 2016 difficile au cours de laquelle la première économie africaine a connu sa première récession depuis 25 ans.


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_ Sommets et forums

S’il fallait faire des statistiques sur ces questions, on pourrait constater que la courbe des sommets et des forums organisés en Afrique connaît une courbe ascendante au fil de ces dernières années. Et 2017 n’a pas fait exception à la règle. Au contraire. Les capitales africaines ont multiplié les rencontres d’envergures différentes mais toujours aussi courues par les experts, politiques et hommes d’affaires du monde entier. Si l’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire et le Maroc s’illustrent comme les places fortes de ce tourisme de forums et de sommets, il n’en demeure pas moins que d’autres grandes villes du continent les talonnent de près. Parmi les événements qui ont retenu l’attention de l’observateur de l‘évolution de l’actualité économique, on peut citer le World Economic Forum qui s’est déroulé en Afrique du Sud, mais aussi le Sommet Afrique-Europe qui a accueilli les dirigeants de deux continents dans la principale ville de Côte d’Ivoire.

 

 

_ Tourisme

En l’absence d’une agence régionale du tourisme, il n’est pas aisé de donner les chiffres globaux du secteur pour tout le continent. Quelques tendances sont pourtant perceptibles. D’abord le type de touristes qui arrivent dans les différents pays. Selon l’agence de presse chinoise Xinhua, le nombre de touristes chinois qui visitent l’Afrique chaque année augmente de 50 %. Une hausse confirmée par l’Organisation mondiale du Tourisme qui note qu’en 2008, seuls 3 % des touristes présents en Afrique étaient des Chinois. Ce chiffre est désormais de 10 %, ce qui correspond à 11 millions de voyages.

Sur le plan national, la reprise du secteur touristique s’est poursuivi à travers le continent notamment en Tunisie. Le pays continue à remonter la pente du Printemps arabe et des attentats de Sousse. Le même mouvement aurait pu se produire en Égypte, seulement le pays a été balayé par une vague d’attentats qui a ciblé spécifiquement la communauté copte et effrayé les touristes potentiels. Autre poids lourd du tourisme africain, le Kenya qui a connu une saison électorale mouvementée. Seulement, les problèmes politiques n’ont, semble-t-il pas affecté l’industrie touristique, a fait savoir fin octobre l’agence nationale en charge du secteur.

 

 

_ UEMOA

Une année plus que dynamique pour la zone UEMOA (l’Union économique et monétaire ouest-africaine). Ce groupement qui rassemble les pays de la zone franc, table sur une croissance de 6,7 % pour 2017, en légère amélioration par rapport à 2016 (6,6 %) et 2015 (6,2 %). Mais les défis restent conséquents pour l’UEMOA qui doit encore aligner sa croissance sur son budget. Cette année, en effet, l’organisation a enregistré un déficit budgétaire de 4,5 % du PIB contre 4,3 % un an auparavant. Pour équilibrer la balance, l’UEMOA devra davantage mobiliser les recettes fiscales et rationnaliser les dépenses publiques, recommande un rapport de la Banque centrale.

 

 

_ Valeurs mobilières

La croissance de nouveau au rendez-vous en Afrique subsaharienne, les valeurs mobilières observent elles-aussi une évolution notable. C’est notamment le cas de la bourse de Lagos dont l’indice principal a fait un bond de près de 42,7 % ces derniers mois. Une reprise spectaculaire après la chute, en 2016, de 7 % du marché d’actions nigérian. Ailleurs au Kenya, la crise politique qui a émané de l’annulation de la présidentielle du 8 août n’aura pas eu raison de le Nairobi Stock Exchange. Au mieux, elle revendique en 2017 une progression de 30,7 %, alors que le FMI prévoit une croissance 5,5 % cette année. La bourse de Johannesburg fait également preuve de résilience cette année en dépit de la série de scandales financiers. Avec une capitalisation boursière d’environ 1 000 milliards de dollars en mars 2017, Johannesburg Stock Exchange confirme sa supprématie sur le marché boursier africain, où il enregistre une hausse de 17,1 % de son indice principal. Petit bémol cependant en Afrique subsaharienne, la Bourse des valeurs mobilières d’Abidjan regroupant les pays de l’UEMOA (l’Union économique et monétaire ouest-africaine). Le 27 décembre, la BRVM marquait un important recul de 20,19 %, encore plus alarmant que celui enregistré en 2016 (9,79 %).



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_ World Economic Forum

Cette année, les dirigeants du monde ont décidé de converger vers Durban, en Afrique du Sud. Lors de ce forum, l’un des plus prestigieux de ceux organisés sur le continent cette année, il s’agissait de discuter des grandes orientations de la transformation de l’Afrique. Thème phare à ce “Davos de l’Afrique”, la croissance inclusive afin de réduire les inégalités. Les participants ont notamment convenu que pour arriver à cet idéal, il était impérieux de trouver une alternative à la dépendance aux matières premières, investir dans les infrastructures, mais également dans la jeunesse, force vive du continent.

 

 

_ Xénophobie

La xénophobie a la peau dure en Afrique. Encore plus dans un contexte de crise économique que traversent plusieurs pays africains. Cette année, deux pays ont été mis en lumière dans des cas de xénophobie : l’Afrique du Sud et l’Algérie. En octobre, Amnesty International a dénoncé des “arrestations arbitraires” et des expulsions massives “illégales” en Algérie, d’où des milliers de migrants subsahariens ont été renvoyés vers leur pays d’origine. Dans un pays où le taux de chômage atteint les 10 %, ces migrants sont régulièrement accusés d’amener “le crime, la drogue et d’autres fléaux”, comme l’affirmait le Premier ministre algérien Ahmed Ouyahia.

Scénario quasi-similaire en Afrique du Sud ou début 2017, plusieurs bâtiments occupés par des étrangers, notamment des Nigérians ont été pris à partie par des Sud-Africains en colère. Ils reprochaient aux étrangers de voler le travail des Sud-Africains et d’encourager la criminalité. Des accusations portées par un fort taux de chômage et de pauvreté. Les fermiers blancs du pays en font également les francs, souvent agressés ou exécutés sommairement.

 

 

_ YALI

YALI ou Young african leaders initiative est un programme lancé en 2014 par l’ancien président américain Barack Obama en faveur de la jeunesse africaine. Lors du sommet 2017 de l’initiative qui s’est déroulé à Washington DC en août dernier, les participants et les défenseurs du programme destiné à donner des outils de réseautage aux jeunes Africains dans l’univers des affaires ont surtout discuté du budget YALI. L’administration du président Donald Trump a fait savoir qu’il voulait diviser par quatre ce budget qui passerait de 19 millions de dollars à 5 millions.

 

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_ Zimbabwe

Le Zimbabwe constitue à lui seul un programme économique pour l’année 2017. Les difficultés économiques du pays se sont poursuivis au cours des 12 derniers mois. Un durcissement permanent des conditions de vie qui a poussé les populations à descendre dans la rue notamment à Harare, la capitale. En septembre dernier, les manifestants ont bravé un important dispositif de sécurité pour revendiquer la baisse des prix de l’essence et réclamer la démission du gouverneur de la Banque centrale incapable de juguler la pénurie de liquidités. Si ces manifestations n’ont pas été directement à l’origine de la démission du président Robert Mugabe, elles ont constitué un socle sur lequel le parti au pouvoir s’est appuyé pour faire partir le vieux leader. Une note positive, tout de même pour la Nation d’Afrique australe, le gouvernement a annoncé dans la foulée des manifestations en septembre, avoir rétabli l’autosuffisance alimentaire après plusieurs années catastrophiques.

 

William Bayiha/ 02/01/2018

 

http://fr.africanews.com/2018/01/02/l-economie-africaine-en-2017-de-a-a-z/


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